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PONT JETÉE DE LA RIVIÈRE PETITCODIAC ÉTUDE D’IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT

Résumé de l’assemblée publique – Salisbury (N. B.) le 27 janvier 2003

  Environ vingt cinq personnes assistent à une discussion de deux heures tenue dans l’auditorium de l’école polyvalente régionale J. M. Armstrong, le lundi 27 janvier 2003. La rencontre commence à 19 h 05 et constitue la première d’une série de quatre séances publiques tenues dans le secteur du bassin hydrographique de la rivière Petitcodiac à la fin janvier.

  Les personnes suivantes formulent leurs commentaires au micro, expriment leurs préoccupations, et posent des questions concernant l’étude : Connie Colpitts, Bethany Dykster, Willard Estey, Dick McCabe, Eric McCann, Merrill Short et Lawrence Workman.

  Peu de participants présents contestent l’idée qu’à l’origine, la construction du pont jetée était une erreur. En fait, les participants qui demeurent actuellement le long du bassin d’amont, également nommé « Lac Petitcodiac », apprécient grandement le cachet pittoresque des environs et l’importance de l’écosystème qui s’est développé au cours des récentes décennies en raison de la formation d’un réservoir d’eau douce.

  L’une des principales inquiétudes soulevées, si jamais le pont jetée actuel de la rivière Petitcodiac est remplacé par un pont partiel, ou si le système d’exploitation actuel des vannes est modifié considérablement, concerne les effets négatifs possibles attribuables au transport de sédiments. Bon nombre de participants expriment des inquiétudes au sujet de l’ouverture permanente des vannes du pont jetée.

Transport de sédiments

  Les participants sont très sceptiques pour ce qui est d’ouvrir davantage les vannes du pont jetée. Plusieurs d’entre eux affirment être grandement préoccupés par les perturbations éventuelles des sols attribuables aux flux et reflux de la marée. Selon eux, le rétablissement de l’écoulement naturel de la rivière risque d’éroder les terres environnantes, de provoquer l’inondation des terres agricoles en amont; de favoriser l’écoulement du lixiviat provenant de l’ancien dépotoir de Moncton; de causer le dépôt d’autres contaminants dans la baie de Shepody et dans l’estuaire de la baie de Fundy, et aussi de réduire la largeur du bassin hydrographique, situé à l’ouest de Moncton. Le déplacement du limon en aval de la rivière inquiète un des participants car cela pourrait favoriser un accroissement des aires de reproduction des moustiques d’eau salée. Il s’agit là, selon cette personne, d’un danger potentiel pour la santé en raison des récentes inquiétudes liées à la propagation du virus du Nil occidental.

  Certains résidents locaux font remarquer qu’il était habituel d’apercevoir de grandes vasières dans la rivière Petitcodiac avant la construction du pont jetée. Les pêcheurs qui marchaient dans les vasières pouvaient utiliser une fourche au lieu d’un attirail de pêche pour capturer le saumon et l’alose. En fait, au cours des années, le phénomène de rétrécissement de la rivière, à l’est du pont jetée, s’est poursuivi. Selon l’opinion de ces résidents… si le pont jetée est enlevé, le limon se déplacera plus loin en amont de la rivière. Un participant suggère d’avoir recours au dragage pour enlever le limon qui s’accumule à l’est du pont jetée. Selon cette personne, après 34 ans… le secteur à l’ouest du pont jetée devrait être maintenu dans son état naturel.

  Les membres de l’équipe chargée de l’étude expliquent que l’étude d’évaluation d’impact sur l’environnement leur permettra d’acquérir une connaissance plus approfondie de la dynamique sédimentaire dans le réseau fluvial de la Petitcodiac, et d’aborder un large éventail d’enjeux écologiques liés à la rivière.

  D’après les membres de l’équipe, le dragage des sédiments peut être une solution, mais… si cette mesure devient un procédé régulier… les effets causés sur l’écosystème ainsi que les coûts inhérents, pourraient être considérables.

  Les membres de l’équipe passent en revue certains projets menés sur le terrain au Nouveau Brunswick dans ce secteur d’activités. Ils soulignent que le dragage est habituellement motivé par des facteurs économiques, par exemple lorsqu’il s’agit de favoriser l’accès commercial aux installations principales comme le havre de Saint Jean. Les membres de l’équipe indiquent également qu’ils effectueront une vérification de l’effet possible de chaque solution de rechange au projet désignée concernant l’ancien dépotoir de Moncton, y compris les diverses mesures qui s’imposent pour protéger le site.

Enjeux concernant l’aménagement des terres

  Selon plusieurs participants, le bassin d’amont qui s’est formé à la suite de la construction du pont jetée en 1968, constitue une ressource de grande valeur pour les communautés environnantes. La plupart des nouvelles habitations et les lotissements aménagés au cours des 30 dernières années sont situés du côté supérieur du pont jetée et ce fait a été soulevé de façon particulière. Le risque d’inondation des terrains marécageux dans ce secteur, utilisés par les agriculteurs pour la récolte du foin figurait parmi les autres préoccupations soulevées. Il est souligné que les indemnités pour de telles dépenses, attribuables à l’ouverture des vannes du pont jetée, doivent être examinées. Selon un des participants, lorsque les vannes du pont jetée ont été ouvertes en 1998, les résidents qui se trouvaient en aval des vasières ont été fortement incommodés par la poussière, ce qui réduisait la visibilité et forçait les propriétaires à laisser leurs fenêtres fermées. Un autre résident du secteur jouxtant le « Lac Petitcodiac » fait remarquer qu’il a le droit de jouir de sa propriété sans l’ingérence du gouvernement.

  L’équipe chargée de l’étude souligne que le droit de jouissance de la propriété; les valeurs récréatives; l’esthétisme du paysage, et la valeur de la propriété seront tous des éléments pris en ligne de compte dans le volet socio économique de l’étude d’impact sur l’environnement.

  D’après les membres du groupe, l’importance des récoltes et l’utilisation des terres, ainsi que les divers effets, les coûts économiques, et les bénéfices attribuables à chaque solution de rechange au projet, seront examinés de près. Dans le cadre de cette étude d’impact sur l’environnement, l’importance liée aux divers autres aspects avant l’installation du pont jetée et concernant l’écosystème actuel, et le secteur en aval du pont jetée seront également abordés.

Faune du « Lac Petitcodiac »

  Certains participants estiment que l’ouverture des vannes et le dragage du bassin d’amont risquent de détruire l’écosystème local qui s’est développé au cours des 34 dernières années. Les résidents décrivent le secteur comme un habitat privilégié pour les canards, la bernache du Canada, les pygargues à tête blanche, les rats musqués et diverses autres espèces fauniques, de poissons, et d’oiseaux aquatiques.

  Toutefois, un autre participant exprime son inquiétude concernant l’effet possible de contamination attribuable à l’introduction de « nouvelles espèces de poissons », comme l’achigan, dans le bassin d’amont.

  Selon l’équipe chargée de l’étude, le processus de l’EIE vise à donner une idée précise des « éléments importants de l’environnement » qui risquent d’être perturbés, si le niveau d’eau dans le bassin d’amont est modifié en raison des solutions de rechange au projet retenues. Bien qu’il semble y avoir suffisamment d’information sur le « Lac Petitcodiac », l’équipe s’attend à découvrir certaines lacunes dans les données recueillies. Les « études sur l’élément biophysique » seront conçues aux premières étapes de l’EIE afin de combler les lacunes décelées dans les données, pour ce qui est des populations de poissons et des espèces fauniques.

  Un membre de l’équipe précise qu’il effectuera une inspection et déterminera si l’achigan à petite bouche est une espèce indigène du bassin hydrographique de la rivière Petitcodiac, en ajoutant qu’il s’agit d’une espèce indigène présente dans la plupart des cours d’eau du sud du Nouveau Brunswick.

Validité de l’étude

  Certains participants demandent aux deux paliers de gouvernement des garanties qu’ils sont prêts à mettre en œuvre, la solution recommandée par l’entremise du processus de l’EIE, peu importe celle qui sera choisie. Le besoin d’un tel engagement, actuellement, de la part des décideurs visés, avant d’effectuer les principales dépenses de cette étude, a été souligné. Plusieurs mettent en doute l’utilité de cette EIE car, selon eux, il pourrait s’agir d’une « autre étude »… qui s’ajoutera à la longue liste d’initiatives semblables, et aux « sommes d’argent considérables » des contribuables, déjà dépensées pour tenter de régler ce problème.

  Un participant s’inquiète de la position du gouvernement qui voit le statu quo comme une solution possible. Un autre se demande si le gouvernement pourrait invoquer la réduction budgétaire pour ne pas donner suite à la solution recommandée à l’issue du processus. D’autres préoccupations ont été soulevées concernant un changement possible au sein de l’administration, ce qui pourrait compromettre le résultat de l’étude. Une autre difficulté possible qui a été soulignée est de savoir si oui ou non les gouvernements fédéral et provincial pourraient en venir à « deux décisions différentes »…. après la compilation de l’information finale de l’EIE.

  Selon l’équipe chargée de l’étude, quatre solutions ont effectivement été présentées et les membres de l’équipe sont également disposés à tenir compte des autres recommandations formulées pendant l’étape initiale de l’EIE publique et pendant les séances de consultation des intervenants. En outre, même si le « statu quo » servira de condition de base pour l’étude contre laquelle les autres solutions seront comparées, cette mesure ne permet pas, en soi, de répondre aux critères fédéraux ou provinciaux qui s’appliquent au processus comme ils sont énoncés dans les Instructions de l’étude d’impact sur l’environnement.

  Chacune des solutions retenues, qui satisfait à ces exigences, sera examinée à des fins de comparaison. Vraisemblablement, une comparaison des solutions sera établie au cours de l’étape finale de l’étude d’impact sur l’environnement en tenant compte des coûts d’immobilisation, des coûts d’exploitation et des incidences sur l’environnement. Chacune des solutions étudiées peut être soumise ou non aux critères de l’examen préalable en vue de l’EIE. D’autre part, toutes les solutions présentées peuvent être jugées acceptables d’un point de vue écologique. Dans ce contexte, l’analyse des coûts deviendrait un élément très important.

  L’équipe chargée de l’étude précise que le processus d’EIE est conçu pour intégrer une grille de comparaison exacte et rigoureuse. Une fois l’étude terminée, il reviendra aux représentants élus, à l’échelon provincial et fédéral, d’en arriver à une décision sur ce dossier. Dans le cas de la province, cette responsabilité incombe au conseil des ministres. Théoriquement, selon l’explication fournie par l’équipe chargée de l’étude, chaque niveau de gouvernement visé doit rendre sa propre décision, car chaque administration a des responsabilités juridiques distinctes en matière de cours d’eau et d’environnement.

  Il est cependant important de préciser que les décisions finales des deux ordres de gouvernement seront fondées sur la même information recueillie pendant l’EIE. En ce qui a trait au résultat final, les membres de l’équipe s’attendent à ce que les deux ordres de gouvernement en arrivent à une décision de base semblable, rien de moins.

  D’après leur vaste expérience, lorsqu’il s’agit d’harmoniser les processus d’une EIE, les instances fédérales et provinciales visées ont toujours été d’accord en ce qui a trait à la décision de base.

Participation des intervenants

  Parmi les participants présents, un producteur agricole se montre intéressé à participer à d’autres consultations. Il souligne que lui et d’autres producteurs aimeraient participer au processus à titre de gestionnaires de la terre. Un autre participant demande une liste des intervenants désignés par l’équipe chargée de l’étude.

  Les participants sont avisés que les commentaires du public pendant cette première étape sont très utiles pour établir les enjeux clés à mesure que l’étude progresse. Selon les membres de l’équipe chargée de l’étude, la liste initiale de tous les intervenants a été annexée au Rapport Niles et elle est accessible au public. En outre, cette liste est continuellement mise à jour. Les personnes souhaitant inscrire leur nom à cette liste peuvent communiquer avec Jacques Paynter, facilitateur pour l’étude d’AMEC, ou Sherry Sparks, gestionnaire des études d’impact sur l’environnement au ministère de l’Approvisionnement et des Services.

  Il est également mentionné que l’équipe chargée de l’étude organisera d’autres ateliers pour aborder divers aspects ayant trait à l’étude d’impact sur l’environnement, y compris le mandat pour les études portant sur un élément particulier dans le cadre du processus général. Afin que les ateliers de travail soient gérables, l’équipe chargée de l’étude demande aux groupes d’intervenants de nommer un ou deux représentants pour participer aux séances. Toutefois, si le nombre de participants est plus élevé que prévu, des ateliers supplémentaires seront organisés.

Préoccupations concernant les données

  Les participants discutent des questions concernant les types d’études déjà effectuées et celles prévues dans le cadre de l’évaluation actuelle. Ils se demandent si des relevés de la population de poissons et des espèces fauniques dans le bassin d’amont ont déjà été effectués ou si des études pour déceler la présence de substances chimiques dans l’environnement marin de l’estuaire sont prévues. Selon eux, ce genre d’étude pourrait déterminer la véritable raison du déclin dans les stocks de poisson et de l’appauvrissement de la vie aquatique.

  Si la migration constatée des poissons est faible, un participant estime qu’une étude approfondie d’impact sur l’environnement, visant à faciliter le passage des poissons à travers le pont jetée, n’est peut être pas justifiée. Des questions concernant le manque d’études d’impact avant la construction du pont jetée sont également soulevées.

  En réponse à ces interventions, l’équipe chargée de l’étude espère réussir à acquérir une compréhension des particularités chimiques des sédiments dans le bassin d’amont selon divers scénarios d’analyses. Les membres de l’équipe tiendront également compte des méthodes caractéristiques d’aménagement des terres pour déterminer la probabilité d’utilisation de produits chimiques et de ses effets possibles sur la vie aquatique. Selon les instructions de l’EIE, l’effet environnemental cumulatif sur la qualité de l’eau dans le bassin d’amont sera également analysé. Il est mentionné que de nombreuses études sur le stock de poissons dans le bassin d’amont ont été menées.

  Outre ces études, les membres de l’équipe souhaitent entamer un dialogue constructif pendant cette étape initiale importante au moyen d’ateliers et d’entretiens avec des spécialistes. Ils ont également mentionné que le mandat concernant les éléments environnementaux permettront de clarifier comment l’équipe chargée de l’étude prévoit aborder les lacunes observées dans les données et les évaluations.

  Les membres de l’équipe font ressortir l’importance de bien comprendre, dès le début de l’EIE, la façon dont les solutions de rechange au projet sont évaluées, et de déterminer si les divers objectifs sont atteints.

  En réponse aux autres inquiétudes formulées, l’équipe chargée de l’étude précise que le projet n’a pu tirer avantage des EIE antérieures à 1968, car aucune loi exigeant la réalisation d’un tel projet n’était alors en vigueur. La première loi concernant les EIE au Canada a seulement été élaborée au milieu des années 1970.

  Les participants sont persuadés que l’équipe chargée de l’étude n’a aucune intention d’assécher le bassin d’amont dans un avenir prochain, compte tenu qu’il faut d’abord examiner tous les aspects avant d’entreprendre un tel projet. Les membres de l’équipe chargée de l’étude sont d’accord avec les participants qui estiment qu’une visite sur le terrain du secteur visé serait très utile.

Solutions relatives à l’échelle à poissons

  Les participants soulèvent de nombreuses questions concernant la migration des poissons et l’échelle à poissons. Que se passe t il si les poissons restent coincer sous les vannes lorsqu’elles sont fermées? Si les poissons étaient capables de contourner le pont jetée, seraient ils en mesure de vivre pour atteindre leurs frayères ou sinon, la température de l’eau serait elle trop élevée pour qu’ils puissent survivre?

  Un lac a t il déjà été aménagé avec le nombre de digues et de chaussées sur les rivières d’alimentation comme celles du réseau de la baie de Fundy? La destination du saumon de l’Atlantique dans la rivière suscite également des questions.

  L’installation d’un déversoir qui favoriserait des niveaux d’oxygène suffisants dans le bassin d’amont pourrait être une solution efficace concernant le passage des poissons, estime un des résidents de la région visée. Les membres de l’équipe chargée de l’étude font remarquer qu’un mécanisme de déversoir ne serait d’aucune aide pour les espèces comme l’alose, le gaspareau et d’autres poissons n’ayant pas la capacité de sauter.

  En réponse aux inquiétudes concernant l’habitat du poisson dans le lac, il est mentionné que l’équipe déterminera d’abord pourquoi il existe un problème d’oxygène et établira ensuite les mesures pour l’atténuer. Il sera également nécessaire de comprendre la situation hydrodynamique dans le secteur du bassin d’amont. Aborder le problème d’envasement du lac pour déterminer s’il se remplit et, si c’est le cas, à quel débit… fera partie de l’évaluation.

  Les membres de l’équipe chargée de l’étude sont très conscients des tendances des stocks de poissons dans la baie de Fundy et ailleurs. Il s’agira certainement d’un aspect important de l’étude. Les examens effectués précédemment ont également permis d’établir diverses solutions pour les installations de passage du poisson qui seront examinées plus attentivement dans les études sur les éléments. En ce qui a trait aux digues et aux chaussées sur les rivières…. d’après l’expérience de l’équipe…. ces ouvrages exercent un effet sur les stocks de poissons. Il devient alors difficile d’essayer de quantifier avec précision cette perte, lorsque des facteurs de confusion y sont associés.

Difficultés relatives à la navigation

  Un participant demande à l’équipe chargée de l’étude de tenir compte des problèmes relatifs à la navigation. Il mentionne qu’il était souvent difficile pour les bateaux d’avoir accès aux rivières bien avant la construction du pont jetée en raison des niveaux élevés de limon. Il estime que l’accumulation de limon dans la rivière était inévitable, peu importe l’endroit où a été construit le pont jetée, en ajoutant que sa construction en 1968 a simplement accéléré le processus.

  L’équipe chargée de l’étude souligne que la modélisation hydrodynamique sera utilisée pour comprendre les diverses particularités du transport des sédiments attribuables aux différentes solutions de rechange au projet.

Source d’approvisionnement en eau

  Un participant mentionne le potentiel du « Lac Petitcodiac » qui peut servir comme réservoir d’approvisionnement futur pour la région du Grand Moncton. En outre, il souligne que le bassin d’amont est l’unique cours d’eau ayant une superficie suffisante pour permettre aux bombardiers à eau de s’approvisionner afin de combattre les feux de forêt qui éclatent à proximité. L’équipe chargée de l’étude reconnaît que la source d’approvisionnement en eau dans la région de Moncton est limitée et accepte d’examiner cette question pendant l’étude.


Envoyer les questions et commentaires à l’attention de Sherry Sparks,
gestionnaire de l’étude d’impact sur l’environnement.
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