Une solution pour la restauration de la rivière Petitcodiac a été choisie
le 7 août 2007
MONCTON (CNB) – Le ministre de l’Approvisionnement et des Services, Roly MacIntyre, a annoncé aujourd’hui que la solution préférée pour la restauration de la rivière Petitcodiac consiste à remplacer le pont-jetée par un pont de 280 mètres à un coût estimé à 68 millions de dollars.
« Le remplacement du pont-jetée de la rivière Petitcodiac par un pont de 280 mètres est la solution préférée pour la réalisation du projet, a déclaré M. MacIntyre. Elle offre le plus d’avantages pour la rivière du point de vue environnemental. La prochaine étape consiste à conclure une entente de financement fédérale-provinciale. Le soutien fédéral est essentiel en raison de la participation antérieure d’Ottawa au projet du pont-jetée et de l’envergure et du coût du projet actuel. »
M. MacIntyre a souligné que le pont-jetée a été construit en 1968 avec la contribution, le soutien financier et l’autorisation du gouvernement fédéral, et que la province a besoin de la participation d’Ottawa afin de venir à bout des problèmes qui entourent le pont-jetée depuis longtemps.
La solution préférée du gouvernement provincial comprend l’ouverture permanente des vannes pour permettre le passage des poissons et la construction d’un pont de 280 mètres immédiatement en aval du pont actuel. La nouvelle structure aura quatre voies pour la circulation automobile et sera reliée au boulevard Findlay actuel ainsi qu’aux rampes d’accès du côté de Riverview. Une fois le nouveau pont terminé, la structure actuelle comprenant les vannes sera enlevée pour permettre l’ouverture éventuelle de la rivière sur une largeur qui pourrait varier de 72 à 225 mètres.
Une fois l’entente de partenariat conclue, les travaux se dérouleront en trois étapes : deux ans pour la planification et la préparation du terrain; deux ans pour l'ouverture des vannes et le suivi environnemental de la rivière; et trois ou quatre ans pour la construction du nouveau pont, selon l’aide financière obtenue et les conditions météorologiques saisonnières à ce moment-là.
« Le gouvernement du Nouveau-Brunswick est résolument en faveur de ce projet, a souligné M. MacIntyre. Il faudra y consacrer du temps et de l’argent, et sa réalisation devra se faire par étapes, de concert avec le gouvernement fédéral. Nous devons aussi nous assurer que le projet passe par toutes les étapes du processus d’approbation environnementale et qu’il respecte les 17 conditions énoncées par le ministère de l’Environnement de la province. »
En 2002, le ministère de l’Approvisionnement et des Services a entrepris la gestion d’une étude fédérale-provinciale d’impact sur l’environnement (EIE) dans le but de déterminer quelles modifications on pouvait apporter au pont-jetée pour régler la question du passage des poissons et d’autres problèmes relatifs à l’écosystème de la rivière. En décembre 2006, le rapport final de l’EIE, comprenant quatre solutions, a été approuvé par le ministère de l’Environnement.
La participation du gouvernement fédéral au projet du pont-jetée remonte à l’époque de sa construction et comprend un protocole d’entente fédéral-provincial signé en 1996 en vue de trouver une solution à long terme au problème du passage des poissons.
En 2000, le ministère fédéral des Pêches et des Océans a annoncé un examen complet de toutes les questions entourant le pont-jetée.
Documentation sur la restauration de la rivière Petitcodiac
La rivière Petitcodiac est dans son état actuel depuis plus de 40 ans.
Sa restauration est très délicate du point de vue de l’environnement et doit être menée selon les conditions énoncées par le ministère provincial de l’Environnement.
Avant de pouvoir ouvrir les vannes, il faut réaliser des travaux de planification, de rétablissement et de préparation du terrain afin de prévenir l’érosion le long de la rivière.
Une fois les vannes ouvertes, il faudra surveiller les effets saisonniers durant deux cycles annuels durant lesquels la rivière, les populations de poissons et le milieu ambiant s'adapteront aux changements.
La construction du nouveau pont prendra de trois à quatre ans, selon l’aide financière obtenue et les conditions météorologiques saisonnières à ce moment-là.
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