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FOIRE AUX QUESTIONS (FAQ)

  1. Quel est le but du processus de l'EIE?
  2. Le but de l'EIE est de déterminer des solutions à long terme en ce qui concerne le passage des poissons et d'autres préoccupations écologiques associées au pont-jetée.
  3. N'est-elle pas une étude comme les autres?
  4. Il s'agit d'une étude approfondie d'impact sur l'environnement. Il n'y a jamais eu une étude de cette envergure sur le pont-jetée de la rivière Petitcodiac. L'EIE sera autonome. L'étude sera soumise à des organismes provinciaux et fédéraux par le promoteur et sera effectuée une tierce partie (consultants).
  5. Il me semble que c'est un long processus. Comment serons-nous (le grand public) tenus au courant du progrès de l'EIE?
  6. Au cours de l'EIE du pont-jetée de la rivière Petitcodiac, des consultations continues auront lieu par l'entremise des moyens de communication suivants :
    • réunions périodiques, consultations communautaires, journées portes ouvertes et ateliers;
    • site Web bilingue interactif (www.petitcodiac.com) qui permet d'accéder à tous les documents clés du projet et à la foire aux questions;
    • numéro de téléphone sans frais (1 888 638-7700) et numéro de téléphone du bureau de Moncton (855-3070);
    • relations avec les médias, y compris des communiqués de presses et des entrevues à la radio et à la télévision; liaison avec le public, les intervenants et la communauté autochtone;
    • Liaison avec le public, les intervenants et la communauté autochtone
    • présentations à divers groupes.
    La participation du public, des intervenants et de la communauté autochtone est encouragée.
  7. Le processus harmonisé ressemble beaucoup au processus proposé par le gouvernement provincial. Qu'est-ce qui les distingue?
  8. Le processus harmonisé regroupe les exigences du processus provincial et fédéral sur le plan des renseignements et des mesures à suivre. Par exemple, le processus provincial comprend une liste d'agences fédérales qui y participent, conformément au Règlement sur la coordination fédérale [boîte 2(b) sur l'organigramme du processus fédéral/provincial]. De plus, nous avons ajouté aux étapes provinciales la nécessité de préparer, au niveau fédéral, un rapport décisionnel (rapport d'examen préalable) et de demander les commentaires du grand public en ce qui concerne les étapes provinciales du rapport d'examen préalable [boîte 13 de l'organigramme du processus fédéral/provincial].
  9. Qui est le promoteur?
  10. Le ministère de l'Approvisionnement et des Services du Nouveau-Brunswick est le promoteur du projet au niveau provincial.
  11. Pourquoi a-t-on nommé le ministère de l'Approvisionnement et des Services du Nouveau-Brunswick à titre de promoteur?
  12. Le ministère de l'Approvisionnement et des Services du Nouveau-Brunswick (MASNB) fait preuve de l'expertise dans le domaine de gestion des projets. L'étude d'impact sur l'environnement du pont-jetée de la rivière Petitcodiac doit avoir recours à des experts avec de fortes compétences en gestion. Le personnel du MASNB est doté de ces compétences et peut également solliciter l'aide de personnes-ressources de l'extérieur, au besoin. De plus, le personnel du MASNB n'a pas exprimé son opinion sur les enjeux de la rivière Petitcodiac et n'a aucun intérêt direct dans le résultat de l'EIE. Le ministère peut effectuer le travail de façon indépendante.
  13. Le promoteur est-il obligé d'accomplir le projet une fois l'EIE achevée?
  14. La décision finale de continuer ou de ne pas continuer l'étude ne fait pas partie du processus de l'EIE. Cependant, dans le cas où le promoteur décide de ne pas continuer l'étude, il doit se conformer aux recommandations du rapport de l'EIE.
  15. Pourquoi n'y a-t-il pas d'examen par voie d'audience?
  16. Le projet n'est pas d'une envergure ou d'une nature qui serait normalement le sujet d'un examen fédéral par voie d'audience. Le gouvernement fédéral peut demander qu'un projet soit le sujet d'un tel examen (ou d'un examen préliminaire ou complet) dans le cas où une étude environnementale ressort un danger ou un impact environnemental d'ampleur ou de nature inconnue, ou un niveau élevé de préoccupation publique. Le processus harmonisé proposé concernant le pont-jetée de la rivière Petitcodiac relèvera les renseignements nécessaires pour prendre une décision éclairée.
  17. Mais un examen préliminaire ne constitue pas un examen indépendant!
  18. L'EIE sera menée de façon autonome : un tiers (consultant) la déposera aux agences provinciale et fédérale. Ensuite, elle fera partie d'un examen critique par le Comité de révision technique (groupe d'experts représentant diverses agences). Finalement, nous avons ajouté au processus de base une série de freins et contrepoids pour maintenir l'objectivité de l'étude. La participation du public, des intervenants et de la communauté autochtone au cours du processus de l'EIE constitue une partie importante de ces automatismes régulateurs.
  19. Quelles sont les questions abordées dans le cadre du processus de l'EIE?
  20. Les instructions publiées par le ministère de l'Environnement et des Gouvernements locaux pour cette étude d'impact sur l'environnement comprennent une liste exhaustive des questions à aborder. Pour accéder au document intégral, il suffit de cliquer sur le lien suivant : Lignes directrices finales, sur le site Web sur le pont-jetée de la rivière Petitcodiac. L'étude a pour but principal d'évaluer les répercussions environnementales et socioéconomiques de quatre modifications proposées au pont-jetée existant, lesquelles sont énoncées dans les Lignes directrices finales. Chaque modification vise à apporter une solution à long terme aux problèmes liés au passage des poissons et à d'autres problèmes liés à l'écosystème du pont-jetée. Les quatre « solutions de rechange au projet » sont les suivantes :
    • remplacement de l'échelle à poissons existante;
    • ouverture des vannes aux périodes de pointe de la migration des poissons;
    • ouverture permanente des vannes;
    • remplacement d'une partie du pont-jetée existant par un pont.
    Outre l'évaluation des répercussions de ces solutions de rechange et de toute autre solution proposée au cours de la phase d'établissement de la portée de l'EIE, cette dernière doit définir des mesures d'atténuation ou d'élimination de ces répercussions et comparer le coût estimatif de toute mesure d'atténuation proposée, tant au début qu'au fil des années. Les renseignements environnementaux et socioéconomiques issus de cette étude seront compilés en un rapport final de l'EIE qui sera présenté aux gouvernements fédéral et provincial afin de les aider à prendre une décision en ce qui concerne l'avenir du pont-jetée.
  21. Qui doit effectuer cette EIE?
  22. Selon le processus fédéral-provincial « harmonisé » établi pour cette étude, le ministère de l'Approvisionnement et des Services du Nouveau-Brunswick (MASNB) a été désigné promoteur de l'étude d'impact sur l'environnement. En novembre 2002, le MASNB a choisi un consortium formé d'entreprises scientifiques, environnementales et d'ingénierie du Nouveau-Brunswick et dirigé par AMEC Earth and Environmental Ltd., afin de réaliser l'étude en son nom. Outre AMEC, l'équipe d'étude de l'EIE comprend Jacques Whitford Environment Ltd., ADI Ltd et GEMTECH Ltd., ainsi que le Centre d'hydraulique canadien du Conseil national de recherches du Canada, Gardiner Pinfold Consulting Economists Ltd., GPI Atlantic et H.R. Wallingford. Des spécialistes de diverses universités du Canada atlantique, de même que d'établissements de recherche internationaux, participent également à l'étude de questions particulières. Gregory Gills, vice-président d'AMEC pour le Canada atlantique, est le responsable de l'équipe d'étude, tandis que Jacques Paynter dirige le processus de consultation publique à titre de coordonnateur. Jeff Barnes, vice président de Jacques Whitford Environment Ltd., dirige le programme de l'EIE.
  23. Combien de temps l'étude durera-t-elle?
  24. La phase préliminaire d'établissement de la portée de l'EIE a débuté en décembre 2002. Ont suivi en janvier 2003 la publication du projet de mandat pour l'étude et la tenue d'une série initiale de consultations publiques. Le travail sur le terrain a débuté à l'hiver 2003. Trois grandes études des composantes, sur les aspects biophysiques, socioéconomiques et de modélisation de l'EIE, devraient être achevées en 2004. Tout au long du processus, on offre des possibilités de participation à la communauté autochtone, aux intervenants et au grand public. Un premier rapport provisoire de l'EIE devrait être terminé à l'automne 2004. Le rapport final sera préparé et présenté au MASNB au printemps 2005.
  25. Qu'arrivera-t-il une fois l'étude terminée?
  26. Selon le calendrier établi pour le projet, l'équipe d'étude AMEC doit terminer un rapport provisoire de l'EIE, au nom du MASNB, à l'automne 2004. Ce rapport sera examiné par un Comité de révision technique (CRT), qui a été mis sur pied expressément à cette fin par le ministère de l'Environnement et des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick. Le CRT se compose d'experts représentant divers organismes des gouvernements fédéral et provincial. Tous ces organismes ont des responsabilités réglementaires ou opérationnelles, qui touchent la rivière Petitcodiac et son pont-jetée. On s'attend à ce que le CRT ait terminé l'examen du rapport provisoire de l'EIE vers le début de 2005. Une fois qu'elle aura reçu sa réponse, l'équipe d'étude commencera à préparer le rapport final de l'EIE, qui devrait être remis au MASNB au printemps 2005. Conformément à ce processus fédéral-provincial « harmonisé », le MASNB présentera le rapport final de l'EIE aux deux gouvernements pour examen réglementaire.
  27. En quoi cette EIE est-elle différente de celles déjà réalisées sur le pont-jetée de la rivière Petitcodiac?
  28. Une étude d'impact sur l'environnement est un processus méticuleux et complexe. De façon générale, elle fait appel à une vaste gamme de connaissances scientifiques, techniques et socioéconomiques afin de pouvoir se pencher sur d'importants problèmes environnementaux, cerner des solutions précises à leur égard, comparer les avantages et les coûts qui leur sont associés et prévoir leurs répercussions à long terme. Une EIE telle que celle-ci offre la possibilité aux membres de la communauté autochtone, aux intervenants et au public de participer au processus au fur et à mesure qu'il avance. De nombreuses autres études ont été effectuées sur la rivière Petitcodiac depuis la construction du pont-jetée. Il en a découlé des données scientifiques utiles pour la définition des problèmes particuliers qu'il pose au passage des poissons ou à l'environnement. Toutefois, de telles études ne sont pas structurées de manière à fournir le genre d'information globale dont ont besoin les gouvernements pour formuler un plan d'action propre à résoudre des problèmes aussi complexes que ceux liés au pont-jetée de la rivière Petitcodiac. En permettant de comparer les quatre solutions de rechange proposées et le statu quo, l'EIE constituera un outil utile qui aidera les gouvernements dans la planification de l'avenir du pont-jetée.
  29. Pourquoi n'a-t-on pas effectué une étude d'impact sur l'environnement avant la construction du pont-jetée de la rivière Petitcodiac en 1968?
  30. L'idée d'effectuer des études d'impact sur l'environnement avant d'entreprendre de grands projets de développement, tels que le pont-jetée de la rivière Petitcodiac, n'a pas été introduite au Nouveau-Brunswick ni ailleurs au Canada avant le milieu des années 70, soit plusieurs années après sa construction.
  31. Quels objectifs précis a-t-on fixés dans le cadre de cette EIE en ce qui a trait au passage futur des poissons sur la rivière Petitcodiac?
  32. L'équipe d'étude AMEC a déterminé, de concert avec Pêches et Océans Canada, que les diverses modifications proposées pour le pont-jetée de la rivière Petitcodiac devraient avoir le but suivant : « un mouvement en amont et en aval non restreint du poisson entre les habitats aquatiques exigé pour compléter leur cycle biologique ». Les espèces de poissons que l'on retrouve dans le réseau de la rivière Petitcodiac et qui ont besoin de passer le pont jetée à des fins de frai ont été identifiées en consultation avec Pêches et Océans Canada, et grâce à la participation du public, des intervenants et de la communauté autochtone par l'entremise du processus de consultation publique. Les espèces en question sont les suivantes :
    • l'anguille d'Amérique;
    • l'alose savoureuse;
    • le saumon de l'Atlantique;
    • l'esturgeon noir;
    • le poulamon;
    • le gaspareau et l'alose d'été;
    • l'omble de fontaine;
    • l'éperlan;
    • la lamproie.
  33. Quel type d'installations devra-t-on aménager afin d'atteindre les objectifs établis pour le passage des poissons dans le cadre de cette EIE?
  34. À l'heure actuelle, il n'existe dans le monde que quelques passes à poissons qui offrent des chances de passage pratiques pour la grande diversité d'espèces définies dans les objectifs établis en matière de passage des poissons dans cette EIE. Lorsqu'elle se penchera sur cette question, l'équipe d'étude AMEC devra se concentrer sur un certain nombre d'exigences clés, notamment :
    • s'assurer que le débit d'eau qui coule du bassin d'amont à travers les passes à poissons est suffisant pour y attirer les poissons;
    • s'assurer que la profondeur du chenal de la rivière est suffisante entre le pont-jetée et le pont Gunningsville au cours de l'été pour permettre le passage des poissons;
    • s'assurer que les poissons peuvent aller suffisamment loin en amont pour éviter d'être ramenés par le courant lors de la prochaine ouverture des vannes;
    • tenir compte des changements qui peuvent se produire rapidement dans la teneur en sel de l'eau au pont-jetée.
  35. La construction d'un déversoir serait-elle une solution de rechange pratique à une nouvelle passe à poissons?
  36. Une passe à poissons est conçue de manière à assurer le passage des poissons à différents flux de rivière et niveaux d'eau, ce qu'un déversoir ne peut faire.
  37. Comment va-t-on utiliser les méthodes de comptabilisation du coût entier dans la réalisation de cette étude?
  38. Pour l'étude d'impact sur l'environnement du pont-jetée de la rivière Petitcodiac, la comptabilisation du coût entier (CCE) fournira une estimation des coûts et des avantages associés à la mise en œuvre de chacune des solutions de rechange proposées pour atteindre les objectifs du projet, au lieu du statu quo. L'analyse permettra de cerner et d'apprécier (en dollars, chaque fois que ce sera possible) une gamme complète de paramètres sociaux, économiques et environnementaux associés aux modifications particulières proposées pour le pont-jetée, comparativement au statu quo. Les comparaisons faites au titre de la CCE ne tiendront compte que des coûts et des avantages différentiels attribuables à chaque solution de rechange qui permet d'atteindre les objectifs du projet.
  39. Qui se chargera de restaurer les digues qui longent la rivière si les vannes du pont-jetée sont ouvertes ou si un pont partiel est construit?
  40. L'équipe d'étude AMEC est à cerner les répercussions biophysiques et socioéconomiques possibles associées aux quatre solutions de rechange proposées. Diverses méthodes permettant d'atténuer ou d'éliminer les répercussions négatives possibles sont également à l'étude, de même que le coût comparatif de chacune. Dans l'évaluation de la restauration éventuelle des digues sur les terres agricoles riveraines, l'équipe d'étude AMEC ne croit pas que les propriétaires touchés auraient à en assumer le coût. Au fur et à mesure que l'étude avancera, on examinera diverses sources de financement publiques pour ces travaux.
  41. Les secteurs d'Alma et de la baie de Shepody seront-ils compris dans l'étude?
  42. Ces deux secteurs sont compris dans l'étude et les effets de chaque solution de rechange proposée seront évalués dans le cadre de l'EIE. Des données ayant trait à la baie de Shepody et à d'autres secteurs de la baie de Fundy sont disponibles sur les pêches, l'écologie marine, les profondeurs historiques de l'eau et l'état des fonds.
  43. Les vannes existantes du pont-jetée vont-elles être ouvertes au cours de l'été 2003 pour les fins de cette EIE, au-delà du calendrier normal d'ouverture des vannes?
  44. Les vannes sont actuellement gérées par le ministère des Transports du Nouveau-Brunswick (MDTNB), de concert avec le ministère des Pêches et des Océans (MPO) afin de contrôler le niveau d'eau du bassin d'amont et de permettre le passage des poissons aux marées montantes et descendantes. L'ouverture des vannes se fait selon un plan de gestion élaboré par le MDTNB et le MPO pour permettre la migration des espèces suivantes : éperlan, alose, bar d'Amérique, gaspareau, saumon adulte, poulamon et saumoneaux.

    Aucune autre ouverture des vannes n'aura lieu cette année par rapport à l'EIE. Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur le plan de gestion des vannes, consultez le site Web du projet.
  45. Comment un particulier ou un organisme peut-il se faire reconnaître comme « intervenant » aux fins de cette EIE?
  46. Pour cette étude d'impact sur l'environnement, la définition d'intervenant est très informelle et couvre tous les groupes ou résidents du secteur à l'étude. Les intervenants qui désirent participer activement au processus (c'est-à-dire recevoir de l'information sur l'EIE au fur et à mesure qu'elle avance, faire des commentaires à l'équipe d'étude AMEC, poser des questions au sujet de l'EIE ou participer aux séances de consultation publique) sont encouragés à communiquer avec Jacques Paynter par téléphone (855-3070 ou 1 888 638 7700) ou par courrier électronique (jacques.paynter@amec.com).
  47. Comment l'équipe d'étude AMEC enregistre-t-elle les interventions de la communauté autochtone, des intervenants et du public au fur et à mesure que l'EIE avance (consultations communautaires, journées portes ouvertes, ateliers, appels téléphoniques, poste, télécopies, courriels, etc.)?
  48. Toutes les questions à propos desquelles l'équipe d'étude AMEC reçoit des communications sont consignées dans un registre de contrôle (qui comprend une description de chaque question traitée ainsi que la date à laquelle elle a fait l'objet d'une communication et qui est mis à jour de façon régulière). Au fur et à mesure que l'étude avance, chacune de ces questions est examinée et les mesures prises à leur égard sont consignées dans la documentation de l'EIE. Des résumés des commentaires formulés aux diverses assemblées publiques sont également préparés. On peut accéder au registre de contrôle et aux résumés des commentaires formulés lors des assemblées publiques directement à partir du site Web du projet du pont-jetée de la rivière Petitcodiac en cliquant sur le lien ci-dessous :
    Registre de contrôle
    Consultations communautaires
  49. L'équipe d'étude AMEC a-t-elle étudié d'autres passes a poisson au cours de l'EIE?
  50. Dans le cadre de ce projet d'EIE, l'équipe d'étude AMEC a étudié des passes à poissons au Canada, aux États-Unis et en Europe, notamment plusieurs installations du Nouveau Brunswick, l'installation de Grand Falls à Terre-Neuve, l'installation de la rivière Richelieu au Québec, l'installation de Hell's Gate de la rivière Fraser en Colombie Britannique, l'installation de Turner Falls de la rivière Saco au Maine (É.-U.) et la passe à poissons de Cardiff, au pays de Galles. Un membre de l'équipe d'étude AMEC a visité la passe à poissons de Cardiff qui est située dans une rivière à marées présentant des caractéristiques semblables à celles de la rivière Petitcodiac. Un rapport de cette visite est également disponible sur le site Web du projet (Cardiff).
  51. Comment le taux de solides en suspension (TSS) dans la rivière Petitcodiac se compare-t-il à d'autres rivières à marées, et pourquoi le TSS est-il si élevé? Comment la concentration de sédiments dans la rivière Petitcodiac se compare-t-elle à celle de la rivière Shubenacadie?
  52. La rivière Petitcodiac présente une concentration de sédiments en suspension relativement élevée comparativement à celle d'autres rivières à marées. Cette caractéristique est probablement reliée au type de géologie de la partie supérieure de la baie de Fundy. Une évaluation de la concentration totale de sédiments en suspension dans la rivière Shubenacadie (N.-É.) a été entreprise par l'équipe d'étude AMEC. Cette évaluation est basée sur l'interprétation d'une image satellite obtenue selon les mesures de sédiments en suspensions disponibles dans la rivière Petitcodiac, dans le bassin de Cumberland, dans la baie de Chignecto, dans le bassin Minas et dans la rivière Debert. Un ensemble de mesures pour la rivière Shubenacadie, fourni par l'Université Acadia, a également été utilisé pour cette évaluation. Les données provenaient notamment de l'étude intitulée Atlantic Tidal Power Study (1969), des travaux de recherche effectués au Collège d'agriculture de la Nouvelle-Écosse (1997) et des travaux de recherche effectués à l'Université Acadia (2003). À l'aide des données obtenues des sources susmentionnées dans le cadre de l'interprétation de l'image satellite, il est possible de conclure que la concentration totale de sédiments en suspension dans la rivière Shubenacadie est de 6 000 mg/l. Il est à noter que le total des sédiments en suspension dans la partie du haut de l'estuaire de la rivière Petitcodiac est de 30 000 mg/l.
  53. L'équipe d'étude AMEC a-t-elle étudié le pont-jetée de la rivière Avon à Windsor (N.-É.)?
  54. L'équipe d'étude AMEC a évalué le pont-jetée de la rivière Avon à Windsor (Nouvelle Écosse). Le pont-jetée a été construit dans les années 1960 et est doté de vannes s'ouvrant vers le bas, semblables à celles du pont-jetée de la rivière Petitcodiac. Aucune passe à poissons n'est associée au pont-jetée de la rivière Avon. En raison d'autres obstacles infranchissables dans la rivière Avon, la population de poissons anadromes est faible. L'habitat de frai et de croissance est considéré comme mauvais dans la rivière Avon. Les vannes sont contrôlées par le ministère de l'Agriculture et des Pêches de la N.-É. pour la migration du gaspareau.
  55. Est-ce que des travaux de dragage ont déjà été effectués sur la rivière Petitcodiac?
  56. Selon les recherches menées par l'équipe d'étude AMEC, il semble qu'aucun programme de dragage n'a été mis en œuvre sur la rivière Petitcodiac. Toutefois, des travaux de dragage ont été effectués régulièrement près des quais.
  57. L'équipe d'étude AMEC a-t-elle été en mesure d'identifier un système de passe à poissons qui pourraient satisfaire aux exigences de l'étude d'impact sur l'environnement (EIE) en matière du passage des poissons?
  58. L'équipe d'étude AMEC a mené une enquête exhaustive des technologies disponibles en matière de passes à poissons et a évalué l'efficacité des passes à poissons existantes au Canada, aux États-Unis et en Europe. Les possibilités d'application de telles installations sur la rivière Petitcodiac ont également été évaluées. L'équipe d'étude AMEC n'a pas été en mesure d'identifier une technologie directe ou une combinaison de technologies qui permettraient de satisfaire aux exigences de l'EIE en matière du passage des poissons pour permettre la migration en amont et en aval des espèces de poissons identifiées pour l'EIE. Cette conclusion est basée sur la biologie des espèces de poissons identifiées et sur les caractéristiques précises de la rivière Petitcodiac (la disponibilité d'un courant d'eau douce, les niveaux des marées, les niveaux du bassin d'amont, la qualité de l'eau et la nature unique des sédiments du réseau dans son ensemble).
  59. L'équipe d'étude AMEC a-t-elle déterminé qu'une autre des quatre solutions de rechange au projet initialement proposées ne répondrait pas à l'objectif principal de l'EIE?
  60. Selon l'évaluation à cette étape, l'équipe d'étude AMEC est d'avis que la deuxième solution de rechange (ouverture des vannes du pont-jetée pendant les périodes de pointe de la migration) ne répondrait pas aux objectifs de l'EIE en matière de passage du poisson. Tout comme dans le cas de la première solution de rechange (remplacement de la passe à poissons), l'équipe d'étude AMEC est très confiante en la nature exhaustive des enquêtes menées tout au long du processus de l'EIE. Un diagramme de la migration des poissons a été élaboré et il indique clairement que la migration en amont et en aval des espèces de poissons identifiées s'effectue tout au long de l'année.
  61. Les deux premières solutions de rechange seraient-elles plus pratiques si le nombre de différentes espèces de poissons migrateurs identifiées pour les exigences de l'EIE en matière du passage des poissons était réduit?
  62. Comme il a été discuté avec le public, les intervenants et la communauté autochtone au tout début de l'EIE, la liste d'espèces de poissons identifiées pour les exigences en matière du passage des poissons était fondée sur l'objectif principal de l'EIE, qui a été clairement défini comme étant « le déplacement libre et sécuritaire, en amont et en aval, des poissons entre les habitats aquatiques qui leur sont nécessaires pour terminer leur cycle de vie ». Cependant, selon l'analyse globale effectuée par l'équipe d'étude AMEC jusqu'à présent et selon les caractéristiques physiques du réseau de la rivière Petitcodiac (disponibilité d'un courant d'eau douce, niveaux des marées, niveaux du bassin d'amont, qualité de l'eau, concentrations élevées de sédiments en suspension et dépôt rapide des sédiments), les deux premières solutions de rechange ne seraient pas viables même si le nombre d'espèces différentes de poissons identifiées pour les exigences de l'EIE était considérablement inférieur.
  63. Si les deux premières solutions de rechange ne satisfont pas à l'objectif principal de l'EIE, pourquoi n'ouvrez-vous pas complètement les vannes dès maintenant?
  64. Une telle décision ne peut être prise à cette étape de l'étude puisque la composante de modélisation hydrodynamique et sédimentaire de l'EIE est toujours en cours d'exécution par l'équipe d'étude AMEC. Les résultats de ces exercices de modélisation sont nécessaires pour déterminer en détail l'impact possible et les mesures d'atténuation nécessaires relativement à la troisième et à la quatrième solution de rechange (ouverture des vannes de façon permanente et remplacement de la structure du pont-jetée par un pont partiel).
  65. Le plan de gestion des vannes peut-il être ajusté pour résoudre le problème du passage du poisson et atteindre les objectifs de l'EIE?
  66. Le plan de gestion des vannes comporte cinq objectifs. Il s'agit du maintien des niveaux d'eau dans le bassin d'amont, de la gestion des boues, du contrôle des glaces, du contrôle des inondations, puis du passage des poissons. Ces cinq objectifs, combinés aux différentes habitudes de migration des espèces de poissons, sont très difficiles à accomplir et peuvent très bien être impossible à atteindre si l'on considère le volume d'eau douce se trouvant dans le réseau de la rivière Petitcodiac. Ainsi, l'ajustement du plan de gestion des vannes n'aiderait pas à résoudre le problème du passage du poisson et à atteindre les objectifs de l'EIE.
  67. La population de poissons diminue-t-elle en raison de changements climatiques, des pluies acides, de la pulvérisation contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette, des engrais, de la boue qui entre dans les branchies ou du pont-jetée?
  68. Même si tous ces facteurs sont reliés au déclin d'une espèce de poissons, les données disponibles indiquent que le pont-jetée de la rivière Petitcodiac est le principal facteur qui contribue à la diminution de la population de poissons. L'équipe d'étude AMEC a présenté des renseignements historiques sur les prises de saumon à des fins sportives et commerciales dans le cadre de l'atelier sur le passage de poissons. L'information sur les prises de saumon sportives a été présentée pour les rivières Petitcodiac, Big Salmon et Stewiacke de 1951 à 1993. Cette information a démontré un déclin important des prises dans la rivière Petitcodiac depuis 1969, après la construction du pont-jetée, tandis qu'aucun déclin n'a été observé dans la rivière Big Salmon ou dans la rivière Stewiacke. Des renseignements historiques sur les prises de saumon commerciales dans la rivière Petitcodiac de 1958 à 1983 ont également été présentés et ont indiqué un déclin des prises à partir de 1969 également.
  69. Pourquoi a-t-on modifié l'option 3?
  70. L'option 3 consisterait à laisser les vannes ouvertes en permanence. Vu la largeur des vannes (8,84 m chacune) et l'importance des glaçons se trouvant dans l'estuaire et le bassin d'amont, il y a risque d'embâcle car le passage ne pourrait laisser passer toutes les glaces. Il a donc été recommandé qu'en plus de l'enlèvement des vannes que trois des piliers soient retirés également. Cette modification donnerait une plus grande ouverture et réduirait la possibilité de formation d'embâcle à l'endroit de la structure.
  71. Quel genre d'examen par les pairs du processus de modélisation sera mené?
  72. L'examen par les pairs est mené par le Comité de révision technique (CRT) qui est composé de spécialistes de ministères et d'organismes fédéraux et provinciaux dont les compétences pourraient être touchées par le projet. Pour obtenir plus de renseignements sur la composition de ce comité, veuillez consulter le site Web du projet à l'adresse www.petitcodiac.com. Le comité veille à ce que l'étude examine toutes les questions et approuve les méthodes et approches d'étude, y compris le processus de modélisation. Le processus de modélisation proposé ainsi que les résultats préliminaires de la modélisation ont été présentés au CRT et examinés par ce dernier.

    En plus de l’examen par le CRT, le processus de modélisation est également examiné par l’équipe de consultation d’AMEC qui comprend le Dr Carl Amos (University of Southampton), le Dr Alan Cooper (HR Wallingford) et le Dr Nabil Elhadi (AMEC Earth and Environmental).

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