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TRAVAUX SUR LE TERRAIN ASSOCIÉS AU PROJET DE LA PETITCODIAC ENVISAGÉS EN 2003

  1. Surveillance de la température de l’eau dans le bassin versant

      Placer des capteurs de température :

    • aux extrémités supérieures de la crique Creek et des rivières Pollett, Anagance, North et Little
    • à l’extrémité inférieure de chaque rivière;
    • près de Salisbury dans le cours principal de la Petitcodiac;
    • au milieu des eaux de retenue;
    • au pont jetée, dans les eaux de retenue de la surface et près du fond;
    • en aval du pont jetée dans la partie des eaux de marée de la rivière.

    Télécharger les données chaque mois.

    Raison : On surveillera les températures de l’eau pour les comparer avec les données historiques, s’il existe de telles données, et pour obtenir des données de référence, en l’absence de données historiques. Les données obtenues aideront les chercheurs à commenter la valeur de l’habitat d’eau douce pour la production de poissons de différentes espèces. La surveillance assurée procurera des données sur les différences de température dans les eaux en amont du pont-jetée par opposition aux eaux en aval, que fréquentent les poissons circulant au delà du pont-jetée. Les capteurs placés au fond et au sommet des eaux de retenue près du pont-jetée permettront de détecter la présence d’un coin salé au fond des eaux de retenue.

  2. Surveillance des saumoneaux de saumons de l’Atlantique lorsqu’ils circulent dans les eaux de retenue pour déterminer le moment ou le retard et le succès de leur migration. Comparaison du moment et du succès de leur migration avec ceux d’une rivière sans eaux de retenue, comme la Grande rivière Salmon, rivière sur laquelle on dispose de données de suivi des saumoneaux.

    Raison : On ignore si les eaux de retenue entraînent une élévation des taux de mortalité de saumoneaux de saumons de l’Atlantique pendant leur migration en aval vers l’océan comparativement au taux qu’on obtiendrait en l’absence du pont-jetée. Deux phénomènes pourraient expliquer cette mortalité accrue. L’un a trait au retard physique dû à la présence du bassin et à la diminution du débit de l’eau. La mortalité découlerait des effets des températures élevées ou de facteurs inconnus reliés au retard lui même (p. ex. l’absence de synchronisme avec les stocks de fourrage dans l’océan). L’existence de ce phénomène a été démontrée dans le cas des réservoirs hydroélectriques. L’autre phénomène possible met en cause la prédation par l’achigan à petite bouche et possiblement par le brochet maillé. Les eaux de retenue créent un habitat d’eaux calmes propice à la multiplication des achigans. La population de cette espèce de poisson prédateur est supérieure à ce qu’elle serait en l’absence du pont jetée. Le retard physique de la migration des saumoneaux en aval pourrait également accroître la prédation par l’achigan.

    Pour atténuer ces effets négatifs possibles, on a mis au point une stratégie de gestion des vannes prévoyant l’évacuation des saumoneaux du bassin au moyen d’un abaissement marqué du niveau des eaux de retenue le soir lorsque les saumoneaux descendent les eaux. Aucun mécanisme ne permet toutefois de prévoir à quel moment il faut abaisser les niveaux des eaux de retenue, et aucune méthode ne permet de déterminer si la stratégie atteint effectivement son objectif.

    Par conséquent, pour étudier ces questions, on implantera par chirurgie des étiquettes hydroacoustiques dans des saumoneaux de l’intérieur de la baie de Fundy dont on dispose à des fins de recherche. Ces saumoneaux seront libérés dans les tronçons médians des rivières Little et Pollett. On les suivra aux stations de récepteurs du pont ferroviaire de Salisbury à l’extrémité supérieure des eaux de retenue, au milieu des eaux de retenue, au pont-jetée et en aval du pont-jetée. Des chercheurs américains géreront cette année d’autres stations de récepteurs. Leurs récepteurs pourront par conséquent eux aussi suivre les saumoneaux.

    Les saumoneaux seront libérés le vendredi 16 mai. Le mardi 20 mai, on vérifiera le récepteur le plus en amont près de Salisbury pour déterminer la progression des poissons. On communiquera au MPO le nombre de poissons étiquetés ayant atteint ce point. Si le dispositif enregistre un nombre acceptable de poissons au-delà de Salisbury, on abaissera le niveau des eaux de retenue pour faciliter la migration en aval des saumoneaux. On vérifiera périodiquement les récepteurs stationnaires pour déterminer quelle proportion des saumoneaux ont émigré vers différents points à l’intérieur des eaux de retenue ou sont effectivement entrés dans le milieu marin.

    On implantera de plus, à la demande du MPO, des étiquettes dans quatre post saumoneaux. Les post saumoneaux constituent des saumons juvéniles de très grande taille qu’on conserve à l’écloserie une année après le moment où on les aurait normalement mis à l’eau au stade de saumoneaux. Ils deviendront matures cet automne, mais le MPO aimerait savoir quel serait leur comportement si on les mettait en eau douce le printemps. On présume que s’ils migrent vers la mer, ils grandiront pour devenir des grilses de taille normale et qu’en raison de leurs dimensions supérieures, ils pourraient bénéficier d’un avantage de survie sur les saumoneaux. S’ils demeurent dans les eaux intérieures, les post saumoneaux auront peu de valeur. L’étiquetage de ces quatre poissons permettra de déterminer la valeur probable de ce stade de saumon élevé en écloserie.

  3. Pêche au filet trappe dans les eaux de retenue trois soirs tous les deux mois pour documenter la présence de poisson anadrome et résident.

    Raison : Documenter la communauté de poissons des eaux de retenue et déterminer si la stratégie d’ouverture des vannes et la passe migratoire ont réussi à permettre le passage des migrateurs des eaux en amont. Comparer ces données avec les récents travaux d’échantillonnage de poissons du MPO. Prélever en parallèle des données sur les températures pour documenter les conditions dans lesquelles survivent les poissons. Noter les niveaux des marées les jours qui ont précédé les travaux d’échantillonnage. Si un pêcheur commercial pêche cette année, obtenir également des résultats à cet égard. Ces activités procureront une meilleure connaissance de la communauté de poissons aux fins de la comptabilisation du coût complet.

  4. Pêche électrique d’une embarcation dans les eaux de retenue une journée tous les deux mois pour documenter la présence d’espèces de poissons données.

    Raison : Ces travaux reliés à l’exécution de la troisième activité constitueront une façon supplémentaire de déterminer la constitution de la communauté de poissons des eaux de retenue et le passage effectif des poissons des eaux en amont. On acquerra toutes les mêmes données connexes. Cette activité procurera une meilleure connaissance de la communauté de poissons aux fins de la comptabilisation du coût complet.

  5. Surveillance périodique du piège de la passe migratoire pendant son utilisation le printemps et l’automne.

    Raison : Déterminer l’efficacité de la passe migratoire aux fins du passage des migrateurs des eaux en amont. On utilisera le piège dans diverses conditions de marées et on assurera une surveillance pour documenter les résultats. Le MPO recommandera les moments indiqués pour assurer une surveillance. Cette activité procurera une meilleure connaissance de la communauté de poissons aux fins de la comptabilisation du coût complet.

  6. Pêche au filet dérivant dans l’estuaire inférieur deux soirs tous les deux mois pour documenter la présence de poissons.

    Raison : Documenter la communauté de poissons de l’estuaire de la Petitcodiac. On coordonnera le moment d’exécution de cette activité avec le moment des remontées historiques de l’alose. On pourrait ajouter à ces données des données des pêches « commerciales » d’alose en cours. Les chercheurs documenteront les températures de l’eau, les taux de salinité et les amplitudes des marées. Cette activité procurera une meilleure connaissance de la communauté de poissons dans l’estuaire et la baie de Shepody aux fins de la comptabilisation du coût complet.

  7. Pêche dans l’estuaire de poissons de la zone littorale

    Raison : Raison : Documenter la communauté de poissons du rivage. Comparer les données obtenues avec les données récentes du MPO. Livrer des commentaires sur la qualité de l’habitat en vertu du statu quo en évaluant la communauté de poissons. Documenter les températures de l’eau, les taux de salinité et les amplitudes des marées.

    Dans le bas de l’estuaire, on aura recours à la pêche au moyen de sennes de plage. Si l’utilisation de sennes de plage s’avère difficile dans la région immédiatement en aval du pont-jetée, on placera des nasses à vérons pour documenter la communauté de poissons à cet endroit. (Cette communauté n’a jamais été documentée à notre connaissance.) Ces données serviront à commenter les effets du statu quo. Cette activité procurera une meilleure connaissance de la communauté de poissons aux fins de la comptabilisation du coût complet.

  8. Visite d’affluents de frai d’éperlans en amont et en aval du pont-jetée quatre soirs pour déterminer le succès de la montaison des éperlans.

    Raison : Déterminer si la stratégie d’ouverture des vannes réussit à permettre la montaison des éperlans. L’éperlan constitue la principale espèce dont la remontée est censée être assurée par la stratégie d’ouverture des vannes. Le printemps, la boue ne s’est pas encore accumulée dans le corridor de Gunningsville au pont-jetée; on pense que les éperlans remontent les eaux en franchissant les vannes lorsque le niveau de la marée est proche de celui des eaux de retenue ou qu’il l’excède. Ce point constitue un baromètre de l’efficacité éventuelle de la stratégie vis à vis des autres espèces (c. à d. que si la stratégie ne fonctionne pas dans le cas de l’éperlan, elle est probablement également inefficace dans le cas des autres espèces). Cette activité procurera une meilleure connaissance de la communauté de poissons aux fins de la comptabilisation du coût complet.

  9. Évaluation de la pêche récréative dans les eaux de retenue

    Raison : Acquérir des données courantes sur l’ensemble de l’activité de pêche récréative dans les eaux de retenue. On utilisera les données obtenues pour chiffrer la valeur économique estimative de la pêche aux fins de la comptabilisation du coût complet. Plusieurs méthodes d’utilisation des données existantes sont à l’étude.

Horaire des activités extérieures de 2003


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