![]() Anglais | Page d'accueil | Glossaire | Téléchargements | Météo | Marées | Mise à jour sur l'étude | | ||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||
TABLE DES MATIÈRES1.0 INTRODUCTION1.1 OBJET 2.0 MANDAT PRÉLIMINAIRE DES ÉTUDES SUR LES COMPOSANTES BIOPHYSIQUES2.1 ÉTUDE SUR LES COMPOSANTES AQUATIQUES – COMMUNAUTÉ BENTHIQUE2.1.1 Enjeux et préoccupations2.1.2 Effets du projet sur l’environnement2.1.3 Effets environnementaux cumulatifs2.1.4 Besoins en matière d’information2.1.5 Calendrier des études2.2 ÉTUDE SUR LES COMPOSANTES AQUATIQUES – PÊCHES COMMERCIALES2.2.1 Enjeux et préoccupations2.2.2 Effets environnementaux du projet2.2.3 Effets environnementaux cumulatifs2.2.4 Besoins en matière d’information2.2.5 Calendrier des études2.3 ÉTUDE SUR LES COMPOSANTES AQUATIQUES – POISSON ET HABITAT DU POISSON2.3.1 Enjeux et préoccupations2.3.2 Effets du projet sur l’environnement2.3.3 Effets environnementaux cumulatifs2.3.4 Besoins d’information2.3.5 Calendrier des études2.4 ÉTUDE SUR LES COMPOSANTES AQUATIQUES – PRODUCTIVITÉ DES VASIÈRES2.4.1 Enjeux et préoccupations2.4.2 Effets du projet sur l’environnement2.4.3 Effets environnementaux cumulatifs2.4.4 Besoins en matière d’information2.4.5 Calendrier des études2.5 ÉTUDE SUR LES COMPOSANTES AQUATIQUES – QUALITÉ DES SÉDIMENTS2.5.1 Enjeux et préoccupations2.5.2 Effets du projet sur l’environnement2.5.3 Effets environnementaux cumulatifs2.5.4 Besoins en matière d’information2.5.5 Calendrier des études2.6 AQUATIC COMPONENT STUDY - WATER QUALITY2.6.1 Enjeux et préoccupations2.6.2 Effets du projet sur l’environnement2.6.3 Effets environnementaux cumulatifs2.6.4 Besoins en matière d’information2.6.5 Calendrier des études2.7 TERRESTRIAL COMPONENT STUDY - BIRDS2.7.1 Enjeux et préoccupations2.7.2 Effets du projet sur l’environnement2.7.3 Besoins en matière d’information2.8 TERRESTRIAL COMPONENT STUDY - WILDLIFE AND VEGETATION2.8.1 Enjeux et préoccupations2.8.2 Effets du projet sur l’environnement2.8.3 Effets environnementaux cumulatifs2.8.4 Besoins en matière d’information2.9 TERRESTRIAL COMPONENT STUDY - WETLANDS2.9.1 Enjeux et préoccupations2.9.2 Effets du projet sur l’environnement2.9.3 Effets environnementaux cumulatifs2.9.4 Besoins en matière d’information2.10 ATMOSPHERIC COMPONENT STUDY - AIR QUALITY2.10.1 Enjeux et préoccupations2.10.2 Effets du projet sur l’environnement2.10.3 Effets environnementaux cumulatifs2.10.4 Besoins en matière d’information2.10.5 Calendrier des études2.11 ATMOSPHERIC COMPONENT STUDY - CLIMATE2.11.1 Enjeux et préoccupations2.11.2 Effets du projet sur l’environnement2.11.3 Effets environnementaux cumulatifs2.11.4 Besoins en matière d’information2.11.5 Calendrier des études2.12 ATMOSPHERIC COMPONENT STUDY - ODOUR QUALITY2.12.1 Enjeux et préoccupations2.12.2 Effets du projet sur l’environnement2.12.3 Effets environnementaux cumulatifs2.12.4 Besoins en matière d’information2.12.5 Calendrier des études2.13 ATMOSPHERIC COMPONENT STUDY - SOUND QUALITY2.13.1 Enjeux et préoccupations2.13.2 Effets du projet sur l’environnement2.13.3 Effets environnementaux cumulatifs2.13.4 Besoins en matière d’information2.13.5 Calendrier des études2.14 ANNEXE A |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
LISTE DES ACRONYMES
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Ce document présente le mandat préliminaire des études sur les composantes biophysiques de l’Étude de l’impact sur l’environnement (« EIE ») du pont-jetée de la rivière Petitcodiac. Il est soumis à l’examen final du public, de la communauté autochtone, des intervenants et des ministères et organismes du gouvernement. Les commentaires découlant de l’atelier sur les composantes biophysiques (tenu le 26 avril 2003), ainsi que les observations formulées par le ministère de l’Approvisionnement et des Services (MASNB) et le Comité de révision technique (CRT) y ont été intégrés. Le document décrit les éléments du plan de travail et de l’étude proposés pour chaque aspect de l’environnement biophysique qui peut être touché par les solutions de rechange au projet ou le statu quo. Des documents de travail internes, qui formeront la base des discussions de l’atelier, ont été rédigés pour les sous-composantes suivantes :
Le mandat est le résultat du travail entrepris pendant la phase de l’établissement de la portée de l’EIE – Étape 1, comme il est expliqué à l’article 2.1.1 du Mandat de l’étude d’impact sur l’environnement concernant les modifications au pont-jetée de la rivière Petitcodiac (AMEC Earth & Environmental Limited (AMEC) 2003). L’établissement de la portée a comporté des discussions pour confirmer les objectifs du projet, la modélisation préliminaire hydrodynamique et du transport des sédiments, ainsi que l’évaluation des données disponibles. Les lacunes statistiques ont été cernées. Pour chaque sous-composante, les questions ou les facteurs suivants ont été pris en compte :
Le plan de travail recommandé fournit des liens vers d’autres études (modélisation hydrodynamique et du transport des sédiments et étude des composantes socio-économiques) afin que les questions découlant de ces liens puissent être étudiées ultérieurement lorsque leur mandat sera élaboré. Il importe de reconnaître que ces études ont pour but de fournir les renseignements et les analyses nécessaires à la réalisation de l’EIE. L’étude des composantes biophysiques ne fournira pas de prévisions ou d’analyses des effets environnementaux, car celles-ci seront établies à la phase 3 de l’EIE. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
2.1.1 Enjeux et préoccupations Les effets environnementaux des solutions de rechange au projet et du statu quo pourraient mettre en danger la communauté benthique, désignée sous le nom de endofaune et flore du secteur benthique dans la zone côtière. On craint que certaines solutions de rechange au projet et le statu quo modifient le régime de dépôt des sédiments et les modes d’érosion dans le secteur du projet de la rivière Petitcodiac, et que ces changements provoquent à leur tour des modifications dans la communauté benthique. On craint également que les effets environnementaux des solutions de rechange au projet déplacent du sol contaminé de l’ancien lieu d’enfouissement de la ville de Moncton. Il se peut que d’autres sédiments contaminés déposés depuis la construction du pont jetée subissent l’effet de l’érosion et soient déposés à nouveau en amont et en aval du pont jetée. Certains intervenants ont dit craindre que cette contamination s’étende jusqu’à la baie de Shepody ou la baie de Chignecto. Le déplacement de ces contaminants pourrait augmenter le risque de toxicité chronique et aiguë et la bioaccumulation dans les organismes benthiques (à l’exclusion des espèces pêchées sur une base commerciale comme le homard et le pétoncle qui sont abordées dans les composantes environnementales des pêches) qui viennent en contact avec ces sédiments ou qui les ingurgitent. En amont et en aval du pont jetée, la faune et la flore benthiques dans le champ proche pourraient subir les effets de l’érosion et suffoquer. Leur caractère pourrait aussi être modifié. Ce phénomène pourrait être causé par des changements dans les propriétés physiques des sédiments (p. ex. granulométrie des particules), la quantité et la chimie (p. ex. contenu organique total), et le régime d’écoulement des eaux (p. ex. qualité et quantité) à la suite des solutions de rechange au projet. On craint que certaines solutions de rechange puissent entraîner la perte ou la modification de la communauté benthique, en amont et en aval du pont jetée. En amont du pont jetée, certaines solutions de rechange transformeront un milieu d’eau douce en un milieu estuarien, et par conséquent entraîneront une perte ou une altération des espèces de la communauté benthique. Les effets environnementaux cumulatifs des autres projets (lieux d’enfouissement, points de déversement des eaux usées, développement industriel, contrôle des inondations, nouveau pont de la rivière Petitcodiac, barrage de Shepody et pont jetée de la rivière Memramcook) suscitent des préoccupations et pourraient contribuer aux inquiétudes exprimées ci dessus pour la communauté benthique. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les effets que les solutions de rechange au projet et le statu quo pourraient avoir sur l’environnement comprennent :
La communauté benthique pourrait être perturbée pendant toutes les phases du projet en raison des modifications au régime d’écoulement (quantité et qualité) et au régime de dépôt des sédiments. En amont du pont jetée, les solutions de rechange 2, 3 et 4 en particulier modifieront les régimes d’eau et de dépôt des sédiments en raison du drainage du réservoir de retenue d’eau douce et de sa transformation en un milieu estuarien (pour une partie de l’année, pour ce qui est de la solution de rechange 2), ce qui pourrait affecter la communauté benthique. Des contaminants pourraient être remis en suspension ou être érodés à partir du lieu d’enfouissement. Les solutions de rechange 2, 3 et 4 pour toutes les phases peuvent également, selon la zone d’influence prévue de l’étude de modélisation, perturber la communauté benthique en aval du pont jetée et même jusqu’au champ lointain dans la baie de Shepody et la baie de Chignecto. En amont de la solution de rechange 1, pendant la phase d’exploitation, les travaux pourraient contribuer à un fond anoxique pour la communauté benthique près du pont jetée pendant les périodes des basses eaux en été. Cette situation pourrait être causée par les eaux sus jacentes stagnantes qui sont stratifiées en raison de la température et d’une couche d’eau salée de fond. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Des effets environnementaux cumulatifs se produisent lorsque les effets environnementaux du projet chevauchent les projets précédents, actuels et futurs Les effets environnementaux cumulatifs liés au projet pourraient toucher la communauté benthique en raison des projets précédents, actuels et futurs. Ces autres projets comprennent les lieux d’enfouissement précédents et les barrages, les points de déversement actuels des eaux usées, le barrage de Shepody et le pont jetée de la rivière Memramcook, ainsi que le futur pont de la rivière Petitcodiac, qui pourraient modifier la qualité de l’eau et des sédiments. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Besoins en matière de données Il faut de l’information et des données pour caractériser la communauté benthique selon les conditions d’avant le pont jetée et les conditions du statu quo pour évaluer les effets environnementaux liés au projet. Il faut établir la communauté benthique de base pour le réservoir de retenue et le chenal de la rivière (champ proche [de Salisbury à Outhouse Point], champ intermédiaire [de Outhouse Point à Hopewell] ou champ lointain [au delà de Hopewell]) en amont et en aval du pont jetée. Pour évaluer les effets environnementaux liés au projet et les effets environnementaux cumulatifs à la suite des solutions de rechange au projet, les prévisions de l’étude factorielle de modélisation doivent fournir des données sur les changements dans les régimes de sédiments et d’eau (spatiaux et temporels) susceptibles de nuire à la communauté benthique. Les résultats de la modélisation hydrodynamique et du transport des sédiments détermineraient, le cas échéant, où les changements dans la qualité des sédiments et de l’eau pourraient se produire, y compris les secteurs de dépôt et d’érosion des sédiments, et indiqueraient par conséquent, la communauté benthique pouvant subir des effets. En outre, il faut effectuer des études de modélisation des glaces et prédire la quantité, la durée et le mouvement des glaces pour chaque solution de rechange au projet afin d’obtenir des données sur l’affouillement glaciaire de la communauté benthique. Il faut aussi obtenir des données pour caractériser l’étendue des effets subis par la communauté benthique à la suite de la mauvaise qualité de l’eau et des sédiments pour les stratégies d’atténuation des solutions de rechange au projet. Il faut des données pour la comptabilisation du coût entier afin de caractériser l’étendue des secteurs importants et sensibles de la communauté benthique susceptibles d’être affectés par chaque solution de rechange au projet et toutes activités touristiques, récréatives ou benthiques commerciales (autres que le homard ou le pétoncle) qui pourraient être réduites, éliminées ou améliorées. Disponibilité des données Les données sur la communauté benthique pour les conditions d’avant le pont jetée de la rivière Petitcodiac dans ses affluents sont limitées et de nature anecdotique et s’appliquent uniquement aux secteurs du champ proche en amont. Ces données proviennent de quelques études sur les habitats du saumon dans les années 1940. Certaines données sont disponibles pour la période d’avant la construction du pont jetée. Les données sur la communauté benthique en général pour le statu quo sont limitées aux secteurs du champ proche en amont du pont jetée (p. ex. du pont jetée jusqu’à Salisbury). Ces données proviennent des études qui ont été effectuées pour l’ouverture à titre d’essai des vannes du pont jetée de la rivière Petitcodiac de 1997 à 1999. Des données limitées sur la communauté benthique sont disponibles dans le secteur du champ lointain en aval du pont jetée dans la baie de Shepody et dans la baie de Chignecto. Elles ont été obtenues pendant les études sur l’énergie marémotrice à la fin des années 1970 et au début des années 1980. Besoins en matière de données résiduelles Les données résiduelles exigées pour la période d’avant le pont jetée et pour le statu quo comprennent la caractérisation et la cartographie de la communauté benthique dans le secteur d’étude du projet. Il faut des données résiduelles pour déterminer où, le cas échéant, la communauté benthique ressentira des effets à la suite des modifications des modes d’érosion et des régimes des dépôts de sédiments, des changements dans les régimes de salinité, et à la suite de l’affouillement glaciaire liés aux solutions de rechange et au statu quo. Cette information servira à une analyse comparative des effets environnementaux et à une analyse des effets environnementaux cumulatifs. Portée des travaux proposés pour combler les besoins en matière de données résiduelles La communauté benthique pour la période d’avant le pont jetée et pour le statu quo en amont du pont jetée sera caractérisée et cartographiée à l’aide des instruments suivants :
La communauté benthique pour la période d’avant le pont jetée et pour le statu quo en aval du pont jetée dans les champs proche, intermédiaire et lointain sera caractérisée et cartographiée à l’aide des éléments suivants :
La vérification et l’échantillonnage de la communauté benthique sur le terrain seront effectués en même temps que les travaux sur le terrain ayant pour but de déterminer la qualité des sédiments. Les prévisions des modèles des sédiments, des modèles hydrodynamiques et des modèles fluviaux fourniront des données sur les régimes de dépôt des sédiments et les modes d’érosion, les régimes de salinité et l’affouillement glaciaire liés aux solutions de rechange au projet et aux tendances pour le statu quo. Les résultats de ces modélisations détermineront où, le cas échéant, ces solutions de rechange pourraient entraîner des changements pour la communauté benthique. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Le calendrier des études sur place sur la communauté benthique est semblable à celui des stations d’évaluation de la qualité des sédiments. Des études schématiques seront effectuées parallèlement aux études sur le terrain. L’évaluation des solutions de rechange au projet et des effets environnementaux du projet sur la communauté benthique, qui sera principalement fondée sur les résultats de la modélisation, sera effectuée pendant l’hiver 2003 et au printemps 2004. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
2.2.1 Enjeux et préoccupations Les intervenants ont signalé que le homard et le pétoncle sont les ressources de pêches commerciales susceptibles d’être à risque dans le champ lointain à la suite des effets environnementaux que pourraient avoir les solutions de rechange au projet et le statu quo. Les stocks de homard et la pêche au homard dans la partie intérieure de la baie de Fundy ont augmenté depuis le début des années 1990. Cette situation correspond aux augmentations enregistrées dans la partie extérieure de la baie de Fundy et sur la côte Scotia dans les années 1980. L’Association des pêcheurs d’Alma indique que la pêche au homard s’est étendue davantage pour atteindre le nord est de la partie intérieure de la baie de Fundy et même la baie de Shepody. Elle révèle également que les conditions de la pêche au homard se sont améliorées dans toute la région de la baie de Chignecto. Avant la construction du pont jetée, les casiers à homard étaient remplis de boue et très difficiles à récupérer après avoir été plusieurs jours dans l’eau. Maintenant, ils sont libres de sédiments et la pêche au homard est une industrie viable dans la partie intérieure de la baie de Fundy, comme le démontre l’augmentation importante du nombre de pêcheurs de homard. Il semble y avoir un plus grand nombre de jeunes homards que lorsqu’il n’y avait pas d’habitat de croissance dans la partie intérieure de la baie de Fundy, avant le pont jetée. Toutes ces observations peuvent être une indication que l’habitat contient moins de boue et de sédiments mous, ce qui pourrait augmenter la capacité de la baie de soutenir le homard. Dans la même veine, le gravier fin est le meilleur type de fond pour les pétoncles. Cette espèce peut également avoir bénéficié d’un fond contenant moins de sédiments mous dans la baie intérieure. Même si les débarquements de pétoncles dans la partie intérieure de la baie ont atteint, en 1997, leur plus bas niveau depuis 1980, soit environ 140 tonnes, l’Association des pêcheurs d’Alma pense que cette situation peut être causée par la surpêche plutôt que par une diminution de la capacité productive. On craint que certaines solutions de rechange au projet et le statu quo entraînent des changements dans les modes d’érosion et les régimes de dépôt des sédiments et dans la qualité de l’eau dans le champ lointain jusqu’à la baie de Shepody et la baie de Chignecto. Ces changements peuvent affecter la qualité du fond et nuire aux zones de pêche et à la pêche au homard et au pétoncle, ou aux zones de production de jeunes homards. On craint également que les effets environnementaux des solutions de rechange au projet contaminent la colonne d’eau et les sédiments à la suite de l’érosion provenant du lieu d’enfouissement de Moncton et des sédiments contaminés inconnus qui ont été déposés depuis la construction du pont jetée et qui pourraient être déposés à nouveau en aval du pont jetée. Certains intervenants ont dit craindre que cette contamination puisse s’étendre à la baie de Shepody ou à la baie de Chignecto. Le déplacement de ces contaminants peut accroître le risque de toxicité chronique et aiguë et la bioaccumulation du homard et du pétoncle qui viennent en contact avec ces sédiments ou qui les ingurgitent. En aval du pont jetée dans le champ lointain, les habitats des espèces de poisson commerciales peuvent subir les effets de l’érosion; ces espèces peuvent suffoquer et leur caractère peut être modifié. Cette situation peut être causée par les changements dans les propriétés physiques des sédiments (p. ex. granulométrie des particules), la quantité et la chimie (p. ex. contenu organique total, contaminants) et le régime d’écoulement des eaux (p. ex. qualité) à la suite des solutions de rechange au projet. Ces changements peuvent donc modifier la communauté benthique, comme le « lemon-grass », en raison des pêches commerciales au pétoncle et au homard. Les effets environnementaux cumulatifs des autres projets (lieux d’enfouissement, points de déversement des eaux usées, développement industriel, contrôle des inondations, nouveau pont, barrage de Shepody et pont jetée de la rivière Memramcook) suscitent des préoccupations et pourraient contribuer aux inquiétudes ci dessus pour la pêche au homard et au pétoncle. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les effets environnementaux que les solutions de rechange au projet et le statu quo peuvent avoir comprennent :
Les espèces de poisson commerciales dans le champ lointain dans la baie de Shepody et la baie de Chignecto peuvent être affectées pendant toutes les phases des solutions de rechange 2, 3 et 4 selon la zone d’influence prévue de l’étude de modélisation. Les préoccupations causées par les effets environnementaux seraient plus élevées pour la solution de rechange 4. Cette situation peut être attribuable aux changements dans le régime d’écoulement (qualité) et le régime des sédiments. Les contaminants peuvent être remis en suspension et sont susceptibles d’érosion à partir du lieu d’enfouissement. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Des effets environnementaux cumulatifs se produisent lorsque les effets environnementaux du projet chevauchent les projets précédents, actuels et futurs. Les effets environnementaux cumulatifs liés au projet pourraient toucher les ressources piscicoles en raison des projets précédents, actuels et futurs. Ces autres projets comprennent les lieux d’enfouissement précédents et les barrages, les points de déversement actuels des eaux usées, le barrage de Shepody et le pont jetée de la rivière Memramcook, et le futur pont de la rivière Petitcodiac, qui pourraient modifier la qualité de l’eau et des sédiments. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Besoins en matière de données Il faut de l’information et des données pour caractériser la sous couche du fond et les secteurs des pêches au homard et au pétoncle selon les conditions d’avant le pont jetée et les conditions du statu quo pour évaluer les effets environnementaux liés au projet. Il faut établir les secteurs de pêche commerciale de base en aval du pont jetée jusqu’à la baie de Shepody et la baie de Chignecto. Pour évaluer les effets environnementaux liés au projet et les effets environnementaux cumulatifs à la suite des solutions de rechange au projet, les prévisions de l’étude factorielle de modélisation doivent fournir des données sur les changements dans les régimes de sédiments et d’écoulement des eaux (spatiaux et temporels) susceptibles de nuire aux secteurs des pêches dans le champ lointain. Les résultats de la modélisation hydrodynamique et du transport des sédiments détermineraient, le cas échéant, où les changements dans la qualité des sédiments et de l’eau pourraient avoir lieu, y compris les secteurs de dépôt et d’érosion des sédiments, et par conséquent les secteurs des ressources piscicoles pouvant subir des effets. Des discussions avec le groupe de gestion de l’habitat du ministère des Pêches et Océans doivent être entamées concernant la détérioration, la destruction ou la perturbation possibles de l’habitat et l’indemnisation de l’habitat liées aux solutions de rechange au projet. Il faut des données pour déterminer l’étendue des zones de ressources piscicoles susceptibles d’être affectées par la mauvaise qualité de l’eau et des sédiments et les secteurs de dépôt de sédiments pour les stratégies d’atténuation des solutions de rechange au projet. Il faut des données pour la comptabilisation du coût entier afin de déterminer l’étendue des secteurs et des habitats de ressources piscicoles qui pourraient être réduits, éliminés ou améliorés à la suite de chaque solution de rechange au projet. Disponibilité des données Les données sur les secteurs de pêche commerciale dans le champ lointain sont limitées et de nature anecdotique pour les conditions d’avant le pont jetée. Les données sur les zones piscicoles pour le statu quo sont disponibles à partir des études qui ont été effectuées pour l’ouverture à titre d’essai des vannes du pont jetée de la rivière Petitcodiac de 1997 à 1999 et des évaluations continues du stock de homard et de pétoncle dans la partie intérieure de la baie de Fundy effectuées par le ministère des Pêches et des Océans. Les données sur la qualité de l’eau, les sédiments et la bathymétrie sont disponibles pour la baie de Shepody et la baie de Chignecto. Elles ont été obtenues pendant les études sur l’énergie marémotrice à la fin des années 1970 et au début des années 1980. Des données brutes de faisceaux multiples et d’une étude de sondeur latéral effectuée en 1995 et possiblement pour 1966 dans la baie de Shepody et la baie de Chignecto pourraient être disponibles à la Commission géologique de l’Atlantique du Canada, à l’Institut océanographique de Bedford. Besoins en matière de données résiduelles Les données résiduelles requises pour la période d’avant le pont jetée et le statu quo comprennent la caractérisation et la cartographie de la sous couche du fond de la zone d’étude du champ lointain du projet dans la baie de Shepody et la baie de Chignecto. De plus, des données sur les secteurs de pêche au homard et au pétoncle seraient aussi nécessaires. Il faut une certaine modélisation pour prédire les changements dans les régimes de dépôt et les modes d’érosion des sédiments, la qualité d’eau et les changements liés au secteur des ressources piscicoles commerciales. Cette information servira à l’analyse comparative des effets environnementaux et à l’analyse des effets environnementaux cumulatifs des ressources piscicoles. Il faut entamer des discussions avec le groupe de gestion de l’habitat du MPO concernant la détérioration, la destruction ou la perturbation possibles de l’habitat et l’indemnisation de l’habitat liées aux solutions de rechange au projet. Étendue des travaux proposés pour combler les besoins en matière de données résiduelles La cartographie des secteurs de l’habitat pour le homard et le pétoncle dans la baie de Shepody et dans la baie de Chignecto, relativement aux conditions d’avant le pont jetée, sera évaluée à partir de l’interprétation des données du sonar latéral. Cette démarche servira à caractériser et à cartographier la sous-couche du fond et sera assurée à l’aide d’un avis professionnel sur les zones de pêche probables. Les secteurs de pêche pour le statu quo sont connus et il existe des cartes pour le champ lointain. La caractérisation et la cartographie de la sous couche du fond pour le statu quo dans le champ lointain seront obtenues à partir des données hydrographiques de faisceaux multiples de 1995. Ces données fourniront des renseignements de confirmation entre le type de sous couche et les secteurs connus pour les stocks de homard et de pétoncle. La cartographie de la sous couche pour les conditions d’avant le pont jetée et le statu quo servira également à caractériser le régime de sédiments et à évaluer les effets environnementaux liés au projet et les effets environnementaux cumulatifs. Les prévisions des modèles des sédiments, des modèles hydrodynamiques et des modèles fluviaux fourniront des données sur les régimes de dépôt et d’érosion des sédiments, les régimes de salinité et l’affouillement glaciaire liés aux solutions de rechange au projet et aux tendances pour le statu quo. Les résultats de ces modélisations détermineront où, le cas échéant, ces solutions de rechange pourraient entraîner des changements pour les secteurs de ressources piscicoles. Des discussions seront entamées avec le groupe de gestion de l’habitat du MPO concernant la destruction ou la perturbation de l’habitat possibles liées aux solutions de rechange. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les études des pêches commerciales seront effectuées au printemps et à l’été de 2003. L’évaluation des solutions de rechange au projet et des effets environnementaux liés au projet sur les secteurs de ressources piscicoles, qui sera principalement fondée sur les résultats de la modélisation, aura lieu pendant l’hiver 2003 et au printemps 2004. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Pour ce volet de l’étude sur les composantes, les termes « poisson et habitat du poisson » s’appliquent au poisson et à son habitat en milieux d’eau douce et estuarien qui pourraient subir les effets du projet. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
L’habitat du poisson peut être à risque en raison des effets que les solutions de rechange au projet et le statu quo pourraient avoir sur l’environnement. On craint que certaines solutions de rechange au projet et le statu quo apportent des changements au mode d’érosion et au régime de dépôt des sédiments et au régime d’écoulement (quantité et qualité) dans le secteur du projet de la rivière Petitcodiac, qui modifieraient l’habitat du poisson. On craint également que certaines solutions de rechange au projet puissent entraîner la perte ou la modification de l’habitat du poisson, en amont et en aval du pont jetée. En amont du pont jetée, plusieurs solutions de rechange transformeront un milieu d’eau douce en un milieu estuarien et par conséquent, provoqueront une perte ou un changement de l’habitat du poisson. Un certain nombre de questions portent sur la capacité du poisson de migrer entre les habitats qui sont essentiels à son cycle biologique. Il est question surtout des obstacles au déplacement du poisson, comme le pont jetée, les boues déposées par les marées constantes, et aussi de la non migration ou de la migration retardée en raison d’un écoulement d’eau insuffisant ou de la diminution de la vitesse de l’eau, et des goulots d’étranglement migratoires où le taux de prédation pourrait être anormalement élevé. Il est question également des stratégies d’atténuation qui ont été mises à l’essai, y compris l’exploitation des vannes pour attirer le poisson vers le pont jetée et au delà, et pour évacuer le poisson migrateur en aval du réservoir de retenue, de la répartition des déversements pour mobiliser les sédiments déposés et de l’exploitation de l’échelle à poissons. Depuis sa construction en 1968, le pont jetée a été un obstacle physique à la migration en amont et en aval du poisson. L’exploitation de l’échelle à poissons connexe et l’application d’une stratégie évolutive de manipulation des vannes n’ont apparemment pas assuré un passage du poisson adéquat en amont ou en aval. La situation est préoccupante en particulier pour les espèces de poisson suivantes : saumon de l’Atlantique, alose d’Amérique, gaspareau, alose d’été, éperlan, poulamon, bar d’Amérique, esturgeon noir, lamproie et anguille. Depuis l’installation du pont jetée, la boue dans la section entre le pont de Gunningsville et le pont jetée de la rivière Petitcodiac s’accumule pendant l’été et pendant l’hiver lorsque le débit de la rivière est faible. Souvent, le débit du réservoir de retenue n’est pas suffisant pour éliminer les bouchons. La marée pendant les périodes de demi lune n’est pas suffisante dans certains cas pour couvrir la boue sur le fond. En septembre, la colonne d’eau peut ne pas être suffisante pour que le saumon puisse atteindre le pont jetée. En même temps, si les jeunes gaspareaux et aloses migrateurs en aval étaient évacués à partir du réservoir de retenue, ils seraient emportés dans les vasières chaudes et brouillées où ils suffoqueraient. Le saumoneau de l’Atlantique commence à migrer en aval lorsque la température de l’eau est de 7 o à 10 oC. Il perd sa capacité physiologique de survivre dans l’eau salée à un taux qui accélère à mesure que les températures de l’eau dépassent 10 oC. Les saumoneaux migrateurs peuvent retourner à un style de vie d’eau douce, et être confinés aux eaux intérieures, ou ne pas survivre leur entrée dans l’océan s’ils font face à des températures élevées pendant une période prolongée. On craint que les températures de l’eau dans le réservoir de retenue deviennent très chaudes et aient des effets néfastes sur le degré de smoltification du saumon migrateur, ou en fait compromettent son déplacement sécuritaire vers la mer. Les saumoneaux migrent presque passivement du milieu d’eau douce, leur taux de déplacement dépendant largement de la vitesse et de la direction du courant qu’ils rencontrent. Par conséquent, le réservoir de retenue peut avoir deux effets néfastes. La vitesse réduite de l’eau peut retarder la migration des saumoneaux pendant une période indéterminée. Cette situation les assujettirait à une prédation possible par l’achigan à petite bouche et le brochet maillé non indigènes ainsi que par les oiseaux. L’éperlan est une espèce anadrome et est le premier à frayer dans le milieu d’eau douce au printemps. La stratégie d’ouverture des vannes appliquée actuellement par le ministère des Transports du Nouveau Brunswick et le ministère des Pêches et des Océans devrait permettre à l’éperlan de migrer dans la rivière. C’est parce qu’aucun bouchon de vase n’est encore établi dans le corridor de Gunningsville au pont jetée et parce que les vannes restent ouvertes pendant une certaine période lorsque l’élévation des marées dépasse celle du réservoir de retenue. Cette mesure devrait permettre à l’éperlan de nager avec le courant vers le réservoir de retenue. On ne connaît pas cependant encore l’efficacité réelle de cette stratégie. En outre, depuis la construction du pont jetée, peu de données officielles ont été recueillies sur les espèces qui habitent l’estuaire de la rivière Petitcodiac. On ne sait pas de façon définitive quelles espèces pourraient être affectées par les stratégies de changement du pont jetée. La rivière Petitcodiac était un lieu de pêche au saumon de l’Atlantique populaire jusqu’à la construction du pont jetée. En l’espace de plusieurs années, les difficultés relatives au passage du poisson en amont au pont jetée ont grandement nuit à la population de saumon dans la rivière Petitcodiac, et le succès des pêcheurs à la ligne a diminué. Les stocks de poisson et la pêche sportive se sont totalement effondrés lorsque les assemblages dans la partie intérieure de la baie de Fundy se sont effondrés à la fin des années 1980. Les populations de saumon dans la baie intérieure de Fundy sont maintenant officiellement inscrites à la liste des espèces en danger de disparition. Un plan de récupération a été établi, toutefois, la probabilité de son succès ultime et du rétablissement de la pêche sportive est inconnue. Une évaluation réaliste de la probabilité de succès et de la valeur des pêches qui en résulteraient, le cas échéant, s’impose pour l’EIE. La présence du réservoir de retenue et l’introduction subséquente de l’achigan à petite bouche ont donné lieu à une pêche sportive de l’espèce. L’ampleur et la valeur de cette pêche ne sont pas connues. L’achigan à petite bouche est un prédateur d’autres poissons comme les saumoneaux de l’Atlantique. Les effets environnementaux cumulatifs d’autres projets (p. ex. lieux d’enfouissement, point de déversement des eaux usées, développement industriel, contrôle des inondations, pont neuf, barrage de Shepody et pont jetée de la rivière Memramcook) suscitent des préoccupations et pourraient modifier les régimes sédimentaires et hydrodynamiques et conséquemment provoquer des changements dans l’habitat du poisson. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les effets environnementaux que pourraient avoir les solutions de rechange au projet et le statu quo comprennent :
L’habitat du poisson pourrait être touché pendant toutes les phases du projet en raison des modifications au régime d’écoulement (quantité et qualité) et au régime de dépôt des sédiments. En amont du pont jetée, les solutions de rechange 2, 3 et 4 en particulier modifieront les régimes d’eau et de sédiments en raison du drainage du réservoir de retenue d’eau douce et de sa transformation en un milieu estuarien (pour une partie de l’année, pour ce qui est de la solution de rechange 2), ce qui pourrait modifier l’habitat du poisson. Ce phénomène nuirait à la qualité de l’habitat de croissance du gaspareau. Les solutions de rechange 2, 3 et 4 pour toutes les phases pourraient avoir un effet sur l’habitat du poisson en aval du pont jetée et même jusqu’au champ lointain dans la baie de Shepody et la baie de Chignecto. Ces effets pourraient comprendre la profondeur de l’eau et la turbidité de l’eau dans la partie supérieure de la baie de Shepody et la section inférieure de la rivière où il existait auparavant une pêche productive à l’alose d’Amérique. Cette pêche a diminué au point où elle représente maintenant à peine une activité de subsistance ou de loisirs. Selon la solution de rechange 1, pendant la phase d’exploitation, une couche de fond d’eau anoxique c. à d. insuffisance d’oxygène peut être créée immédiatement en amont du pont jetée pendant les périodes de faible débit en été. Cette situation peut générer une eau douce stagnante qui est sus jacente à une couche d’eau salée n’ayant aucun contact avec l’atmosphère. L’habitat du poisson dans le secteur subirait des effets néfastes. En outre, selon la solution de rechange 1, l’habitat du poisson estuarien, pendant les périodes de faible débit, en été pourrait être éliminé à la suite d’une cessation virtuelle du débit de la rivière causée par des pertes d’eau du réservoir de retenue en raison de l’évaporation. Les solutions de rechange 2 à 4 peuvent entraîner une émission des polluants dans l’environnement susceptibles de nuire au poisson et à son habitat. Chaque solution de rechange du projet peut modifier la communauté du poisson sportif du réseau de la rivière Petitcodiac. Par exemple, les solutions de rechange 2 à 4 peuvent éliminer les populations d’achigan à petite bouche et les pêches récréatives connexes. Les solutions de rechange au projet peuvent toutes également assurer l’accès à l’habitat et à des populations améliorées d’autres espèces de pêche sportive comme le saumon de l’Atlantique, l’éperlan, l’alose d’Amérique ou une autre espèce introduite (p. ex. truite de mer). Certaines solutions de rechange pourraient causer la mortalité directe du poisson en raison des activités de construction et d’exploitation (p. ex. travaux dans le cours d’eau pendant la construction, dragage d’entretien). Comme il a été mentionné dans la section précédente, la solution de rechange 1 et le statu quo peuvent maintenir des conditions qui nuiraient à la migration du saumoneau de l’Atlantique. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Des effets environnementaux cumulatifs surviennent lorsque les effets environnementaux du projet sont modifiés en raison du chevauchement des projets actuels, précédents et futurs. Les projets peuvent avoir des effets environnementaux cumulatifs sur l’habitat du poisson en raison des lieux d’enfouissement actuels, des barrages, des points de déversement des eaux usées, du barrage de Shepody et du pont jetée de la rivière Memramcook, et du futur pont de la rivière Petitcodiac. Tous ces facteurs peuvent donner lieu à des changements dans la qualité de l’eau et des sédiments. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Besoins en matière de données Pour évaluer les effets environnementaux liés au projet et les effets environnementaux cumulatifs à la suite des solutions de rechange au projet, les prévisions de l’étude factorielle de modélisation doivent fournir des données sur les changements dans les régimes de sédiments et d’écoulement d’eau (spatiaux et temporels) susceptibles de nuire à l’habitat du poisson. Les résultats de la modélisation hydrodynamique et du transport des sédiments détermineraient l’ampleur et l’emplacement des changements dans la qualité des sédiments et de l’eau qui pourraient avoir lieu, y compris le degré de changement dans la qualité de l’habitat du poisson. On a besoin de données pour caractériser l’étendue des changements de l’habitat du poisson résultant de chaque solution de rechange au projet. Ces données permettront la comptabilisation du coût entier qui mesurera les changements dans les activités touristiques, récréatives, commerciales et connexes susceptibles d’être réduites, éliminées ou améliorées. Les données et l’information particulière nécessaires pour évaluer les effets environnementaux du projet et du statu quo comprennent :
Disponibilité des données Les données sur l’habitat du poisson sont limitées et de nature anecdotique pour les conditions d’avant le pont jetée. Les photographies aériennes et les données bathymétriques sont disponibles à partir des conditions d’avant le pont jetée et du statu quo et pourraient servir pour cartographier les habitats du poisson. Certaines données sur l’habitat dans les affluents en amont du pont jetée ont été recueillies principalement par des groupes de bénévoles locaux. Des données limitées sont disponibles sur la qualité des sédiments, la qualité de l’eau et l’utilisation actuelle de l’habitat par le poisson (voir composantes connexes). La plupart de ces données proviennent de l’ouverture à titre d’essai des vannes du pont jetée de la rivière Petitcodiac de 1997 à 1999. Besoins en matière de données résiduelles Les données résiduelles exigées pour les conditions d’avant le pont jetée et le statu quo comprennent la caractérisation et la cartographie des types d’habitat du poisson dans le secteur d’étude du projet. Des programmes d’échantillonnage sont prévus pour déterminer la qualité des sédiments, la qualité de l’eau, l’utilisation de l’habitat actuel par le poisson, le pétoncle et le homard (voir composantes environnementales pertinentes). Il faut une certaine modélisation pour prédire les changements dans les régimes de dépôt et les modes d’érosion des sédiments, la qualité de l’eau et les changements connexes dans l’habitat du poisson. Il faut des données sur l’ampleur de la mortalité des saumoneaux introduits causée par la température et les effets des prédateurs dans le réservoir de retenue. Il faut entamer des discussions avec le groupe de gestion de l’habitat du MPO concernant la détérioration, la destruction ou la perturbation possibles de l’habitat et l’indemnisation de l’habitat liées aux solutions de rechange. Étendue des travaux proposés pour combler les besoins en matière de données résiduelles Étendue des travaux proposés pour combler les besoins de données résiduelles :
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le calendrier des études est le suivant :
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
La productivité des vasières dans la baie de Shepody pourrait être compromise à la suite des solutions de rechange au projet et du statu quo pour le pont jetée. On craint que certaines solutions de rechange au projet modifient l’hydrodynamique de la rivière Petitcodiac, ce qui pourrait provoquer des changements dans les dépôts de sédiments et les modes d’érosion dans la baie de Shepody. La productivité des vasières dans la baie de Shepody pourrait diminuer si ces changements modifient la dimension des vasières, l’emplacement, la granulométrie des particules de sédiments ou la teneur en eau de la boue. Certaines vasières dans la baie de Fundy soutiennent des populations denses d’amphipodes benthiques, Corophium volutator (Corophium). Ces vasières fournissent un habitat d’alimentation très productif pour les oiseaux de rivage migrateurs, en particulier le bécasseau semi palmé. Environ trois quarts de la population mondiale de cette espèce d’oiseau font une halte migratoire aux vasières dans la baie de Fundy pour s’alimenter à partir des invertébrés et en particulier de l’amphipode benthique, le Corophium. La condition du bécasseau semi palmé et d’autres populations d’oiseaux de rivage est donc directement liée à l’abondance du Corophium. Les scientifiques ont démontré que l’abondance du Corophium est étroitement liée aux facteurs de l’habitat abiotique comme une granulométrie spécifique des particules de sédiments et la teneur en eau de la boue. Deux vasières dans la baie de Shepody (Daniel’s Flat et Grande Anse) ont été vérifiées au cours des années pour déterminer l’abondance du Corophium et l’abondance du bécasseau. En 1994, le Service canadien de la faune a documenté une baisse importante de l’abondance du bécasseau et découvert une diminution radicale correspondante de l’abondance du Corophium dans ces deux vasières. Le Daniel’s Flat s’est rétabli en l’espace d’un an ou deux, mais la vasière de Grande Anse est demeurée non productive pour ce qui est de l’abondance du Corophium depuis ce moment là, même si elle avait déjà soutenu de fortes densités de Corophium avant 1994. Certains scientifiques ont indiqué que ce changement dans la productivité est lié à l’entretien des vannes du pont jetée qui s’est fait en 1993. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les effets que les solutions de rechange et le statu quo peuvent avoir sur l’environnement comprennent :
La productivité des vasières peut être modifiée pendant la construction et l’exploitation de toutes les phases de toutes les solutions de rechange au projet en raison des modifications à l’hydrodynamique de la rivière Petitcodiac, ce qui modifie les dépôts de sédiments et les modes d’érosion. Les solutions de rechange 1, 2, 3 et 4 pour toutes les phases peuvent modifier les dépôts de sédiments et les modes d’érosion dans la rivière en aval du pont jetée et jusqu’au champ lointain dans la baie de Shepody et la baie de Chignecto. Des changements semblables peuvent survenir à la suite de l’entretien des vannes pour le statu quo. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Des effets environnementaux cumulatifs se produisent lorsque les effets environnementaux du projet chevauchent les projets précédents, actuels et futurs. Les effets environnementaux du projet par rapport à la productivité des vasières chevauchent ceux des projets précédents, actuels et futurs. Les anciens projets de lieux d’enfouissement et, dans une certaine mesure, les points de déversement des eaux usées peuvent modifier les dépôts des sédiments et les modes d’érosion en aval dans le champ lointain. Le projet peut contribuer aux effets environnementaux cumulatifs du mouvement des sédiments en aval dans le champ lointain pour des projets précédents comme le barrage de Shepody et le pont jetée de la rivière Memramcook. Le projet peut contribuer aux effets environnementaux cumulatifs du mouvement des sédiments en aval du pont jetée par rapport au futur projet du nouveau pont de la rivière Petitcodiac. Les piliers du nouveau pont risquent d’apporter des modifications relativement mineures dans les dépôts et les modes d’affouillement des sédiments dans le champ lointain, le projet contribuant à ces effets environnementaux cumulatifs. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Besoins en matière de données Il faut de l’information et des données pour caractériser l’abondance du Corophium dans les vasières dans la baie de Shepody afin d’évaluer les effets environnementaux du projet. Il faut cartographier l’étendue des vasières productives actuelles dans la baie de Shepody pour déterminer les conditions de base. Il serait utile de déterminer l’ampleur des changements des dépôts de sédiments et des modes d’érosion (temporels et spatiaux), que les populations de Corophium peuvent tolérer sans que leur abondance n’en soit grandement modifiée. Il serait utile d’enquêter sur la nature de l’entretien des vannes effectué en 1993, d’estimer les changements connexes de l’hydrodynamique, des dépôts de sédiments et des modes d’érosion, et par le fait même de déterminer s’il risque d’y avoir des changements dans la qualité des vasières comme habitat par rapport au soutien des populations denses de Corophium. Pour évaluer les effets environnementaux liés au projet et les effets environnementaux cumulatifs des solutions de rechange au projet et du statu quo, les prévisions de l’étude de modélisation des composantes doivent fournir des données sur les dépôts de sédiments et les modes d’érosion (spatiaux et temporels) liés aux solutions de rechange et au statu quo. Les résultats de la modélisation hydrodynamique et des sédiments détermineraient, le cas échéant, si des changements dans la granulométrie des particules de sédiments et dans la teneur en eau de la boue peuvent se produire, et à quel endroit. Il faut aussi effectuer des études de modélisation et prédire la quantité, la durée et le mouvement des glaces pour chaque solution de rechange au projet par rapport aux données sur le dépôt et l’affouillement des sédiments. Disponibilité des données Les vasières à Grande Anse et à Daniel’s Flat ont été surveillées régulièrement pour déterminer leur abondance en Corophium par le Service canadien de la faune et d’autres intervenants. Les données couvrent la période allant de 1977 à 2000. Le Service canadien de la faune a un programme de surveillance annuel continu pour ces deux vasières, et vérifie l’abondance des oiseaux de rivage et du Corophium. Le ministère des Ressources naturelles du Nouveau Brunswick procède à la cartographie des vasières dans la baie de Shepody. Cette cartographie est fondée sur les photos aériennes de 2001, et devrait être prête d’ici quelques mois. Besoins en matière de données résiduelles Les données résiduelles exigées pour évaluer le risque de changements dans la productivité des vasières dans la baie de Shepody comprennent les prévisions de l’étude factorielle de modélisation concernant les dépôts de sédiments et les modes d’érosion, ainsi que les prévisions des changements dans les vasières, y compris l’étendue, l’emplacement, la granulométrie et la teneur en eau de la boue. En outre, un avis professionnel s’impose pour déterminer l’ampleur des changements dans les dépôts de sédiments, la granulométrie et la teneur en eau de la boue que le Corophium peut tolérer sans que son abondance en ressente un effet important. Il serait également utile, même si cela n’est pas essentiel, de déterminer la nature de l’entretien des vannes effectué en 1993 pour vérifier si cette situation a pu provoquer le changement écologique constaté à Daniel’s Flat et à Grande Anse en 1994. Il faut des données résiduelles pour déterminer si la productivité des vasières sera modifiée à la suite des changements dans les dépôts de sédiments et les modes d’érosion liés aux solutions de rechange et au statu quo, et à quel endroit. Cette information servira à une analyse comparative des effets environnementaux. Portée des travaux proposés pour combler les besoins en matière de données résiduelles Les prévisions des modèles hydrodynamiques et du transport des sédiments fourniront des données sur les dépôts de sédiments et les modes d’érosion liés aux solutions de rechange et aux tendances du statu quo. Pour chaque solution de rechange au projet, les efforts de modélisation détermineront s’il pourrait survenir un changement dans les dépôts de sédiments et les modes d’érosion par rapport au statu quo dans l’étude factorielle de modélisation, et à quel endroit. Pour obtenir un avis professionnel concernant les seuils des effets sur l’abondance du Corophium, il faut effectuer une étude des données actuelles sur les facteurs qui influencent l’abondance et la répartition du Corophium, cette étude devant être effectuée par un scientifique possédant une expérience particulière dans ce domaine. Cette étude est déjà en cours (du moins en partie) et est menée par M. Brylinski (Acadia Centre for Estuarine Research, Université Acadia) et le rapport pourrait être disponible au printemps. Il faut obtenir du ministère des Transports du Nouveau Brunswick de l’information sur le programme d’entretien des vannes en 1993, afin de prédire si ce programme a pu avoir eu une influence sur le changement écologique constaté à Grande Anse et à Daniel’s Flat en 1994. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les données résiduelles seront obtenues au printemps et à l’été 2003. L’évaluation des solutions de rechange au projet et des effets environnementaux liés au projet sur la productivité des vasières, qui sera principalement fondée sur les résultats de la modélisation, aura lieu pendant l’hiver 2003 et au printemps 2004. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
En raison des effets que les solutions de rechange au projet et le statu quo peuvent avoir sur l’environnement, la qualité des sédiments (caractéristiques chimiques des sédiments, propriétés physiques et contamination) risque d’être altérée. On craint que certaines solutions de rechange au projet modifient le dépôt des sédiments et les modes d’érosion dans la zone du projet de la rivière Petitcodiac. Certaines solutions de rechange au projet peuvent également entraîner une remise en suspension et un déplacement des sédiments, possiblement contaminés, du lit fluvial, ainsi qu’une érosion des berges, y compris des matériaux de remblais comme ceux provenant de l’ancien lieu d’enfouissement sanitaire de la ville de Moncton. L’autre inquiétude concerne les effets environnementaux des solutions de rechange au projet. On craint que le sol contaminé de l’ancien lieu d’enfouissement de la ville de Moncton soit transporté et déposé en amont et en aval du pont jetée par l’action des marées et que ces alluvions se déplacent jusqu’à la baie de Shepody ou à la baie de Chignecto. Le rejet de ces polluants peut accroître le risque de toxicité aiguë et chronique et de bioaccumulation dans la faune aquatique (y compris les espèces commerciales comme le homard) qui vient en contact avec ces sédiments ou les ingurgite. Dans le secteur en aval et en amont du pont jetée, la faune et la flore benthiques dans le terrain proche peuvent subir l’effet de l’érosion, être asphyxiées, ou être altérées en raison des changements dans les propriétés physiques des sédiments (p. ex. : granulométrie des particules) et caractéristiques chimiques (c. à d. : teneur totale en matières organiques) à la suite des solutions de rechange au projet. Les effets environnementaux engendrés par certaines solutions de rechange au projet peuvent même se faire sentir dans le champ lointain en aval du pont jetée. À cet égard, une des inquiétudes concerne l’accroissement des sédiments dans les habitats du homard, du pétoncle et de la crevette fouisseuse, Corophium volutator, cette dernière étant une source alimentaire du bécasseau semi palmé et d’autres oiseaux de rivage. On craint également que les glaçons situés sur les berges de la rivière qui sont chargés de sédiments et qui se déplacent le long des rives et en eaux peu profondes sous l’influence des marées, provoquent l’affouillement du fond de la rivière et favorisent le dépôt et l’érosion des sédiments. Les effets environnementaux cumulatifs attribuables à d’autres projets (lieux d’enfouissement, développement industriel, contrôle des inondations, un nouveau pont de la rivière Petitcodiac, barrage de Shepody et pont jetée de la rivière Memramcook) qui peuvent aggraver les problèmes susmentionnés liés à la qualité des sédiments font partie des préoccupations qui ont été soulevées. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les effets environnementaux que les solutions de rechange au projet et le statu quo peuvent avoir sur la qualité des sédiments comprennent :
À la suite des modifications au régime d’écoulement (quantité et qualité), un changement dans les qualités des sédiments susmentionnés et dans le régime de dépôt des sédiments pourrait se produire principalement pendant la mise en œuvre de toutes les phases. En amont du pont jetée, les solutions 2, 3 et 4, en particulier, modifieront le régime, la dynamique et la qualité des sédiments à cause de l’assèchement du réservoir de retenue d’eau douce et de la transformation en un milieu estuarien (pendant une partie de l’année avec la solution 2). L’invasion de la marée en amont attribuable à ces solutions de rechange accentuera la teneur en sel des sédiments et augmentera la vitesse du courant et la durée de l’écoulement; ce phénomène peut modifier le régime de dépôt des sédiments et transporter des sédiments susceptibles d’être contaminés jusqu’en amont du pont jetée. Les solutions de rechange 2, 3 et 4 pour toutes les étapes peuvent également modifier le régime de dépôt des sédiments et la qualité des sédiments en aval du pont jetée et jusqu’au champ lointain dans la baie de Shepody et de Chignecto. La solution 1, pendant la phase d’exploitation, peut favoriser la rétention des sédiments en amont et en aval du pont jetée. En outre, les sédiments en amont et à proximité du pont jetée peuvent devenir anoxiques pendant les périodes des basses eaux en été à cause des eaux sus jacentes stagnantes qui sont stratifiées en raison de la température et d’une couche d’eau salée de fond. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les effets environnementaux cumulatifs surviennent lorsque les effets environnementaux du projet chevauchent les projets précédents, actuels ou futurs. Les effets environnementaux associés au projet qui ont des incidences sur la qualité des sédiments chevauchent ceux des projets précédents, actuels et futurs. Les lieux d’enfouissement sanitaire précédents et, dans une certaine mesure, les points de déversement des eaux usées, sont d’une grande importance dans le champ proche où l’action des marées et le régime d’écoulement de la rivière peuvent avoir contaminé des sédiments à l’échelle locale, en amont et en aval du pont jetée, et possiblement dans les champs intermédiaire et lointain, en particulier pendant le ruissellement printanier. Le projet peut accroître les effets environnementaux cumulatifs généraux en contaminant indirectement les sédiments ainsi que la région de l’étude, possiblement jusqu’à la baie de Shepody et à la baie de Chignecto, par l’érosion des sédiments de ces lieux d’enfouissement et par le transport des contaminants. À l’exemple des projets antérieurement réalisés comme le barrage de Shepody et le pont jetée de la rivière Memramcook, le projet peut contribuer aux effets environnementaux cumulatifs du régime de dépôt des sédiments en aval dans le champ lointain. En amont du pont jetée, le projet contribue également aux effets environnementaux cumulatifs du régime de dépôt des sédiments tout comme les projets de digues effectués antérieurement pour protéger les terres agricoles contre les risques d’inondation. Le projet peut contribuer aux effets environnementaux cumulatifs du régime de dépôt des sédiments en aval du pont jetée dans le champ proche tout comme le nouveau pont prévu de la rivière Petitcodiac. Les piliers du nouveau pont peuvent modifier localement l’affouillement des sédiments et les configurations des dépôts de sédiments dans la rivière. Le projet peut aussi contribuer aux effets environnementaux cumulatifs.
Besoins en matière de données Il faut des données et de l’information pour caractériser la qualité des sédiments selon les conditions d’avant le pont jetée et du statu quo afin d’évaluer les effets environnementaux attribuables au projet. Il faut établir un cadre de référence pour la qualité des sédiments en ce qui a trait aux caractéristiques chimiques des sédiments et à l’analyse granulométrique pour le réservoir de retenue et le chenal de la rivière (champ proche, champ intermédiaire, champ éloigné) en amont et en aval du pont jetée. La qualité des sédiments sera évaluée en fonction des Instructions établies. Pour évaluer les effets environnementaux liés au projet et les effets environnementaux cumulatifs découlant des solutions de rechange au projet, les prévisions de l’étude factorielle de modélisation devront fournir des données sur le dépôt des sédiments et les modes d’érosion (spatiaux et temporels) et sur les régimes de salinité liés à ces solutions. Les résultats obtenus à partir de la modélisation hydrodynamique et du transport des sédiments devraient établir si la qualité des sédiments est susceptible d’être modifiée, et à quel endroit. En outre, il faudra effectuer des études de modélisation des glaces et établir des prévisions relativement à la quantité, à la durée et aux mouvements des glaces pour chaque solution de rechange au projet, en ce qui concerne les données sur les dépôts et l’affouillement des sédiments. Afin de caractériser les secteurs où des travaux de dragage pourraient s’avérer nécessaires en raison de la mauvaise qualité des sédiments et de l’élimination des déblais, il faut des données pour les stratégies d’atténuation des solutions de rechange au projet. Si les résultats révèlent une qualité de sédiments inacceptable dans certains secteurs, un programme d’échantillonnage détaillé devra alors être envisagé pour délimiter l’étendue et l’ampleur de la contamination. Par la suite, une évaluation des risques pourra s’avérer nécessaire si les prévisions de modélisation des sédiments révèlent qu’une solution de rechange pourrait favoriser l’érosion ou la remise en suspension de ces sédiments contaminés. Les données pour la comptabilisation du coût entier devront être fournies afin de caractériser les secteurs susceptibles de présenter des sédiments de mauvaise qualité à la suite de chaque solution de rechange au projet et où l’activité touristique et la pêche commerciale et sportive pourraient être réduites ou abolies. Il faudra également évaluer les secteurs pouvant être perturbés par la mauvaise qualité des sédiments, à la suite d’une solution de rechange au projet, pour établir les coûts imputables au dragage et à l’élimination des matériaux extraits. Disponibilité des données Les données sur les propriétés physiques et les caractéristiques chimiques des sédiments sont limitées et anecdotiques pour les conditions d’avant le pont jetée et uniquement pour les secteurs en amont du champ proche de la rivière Petitcodiac dans les tributaires. Ces données ont été obtenues à partir de quelques études sur les habitats du saumon effectuées dans les années 1940. Certaines données compilées avant la construction du pont jetée sont également disponibles. Les données sur les propriétés physico chimiques des sédiments relatives au statu quo sont restreintes aux secteurs en amont et en aval du champ proche du pont jetée. Ces données proviennent d’études menées pour l’ancien site d’enfouissement de la ville de Moncton, dès l’ouverture à titre d’essai des vannes du pont jetée de la Petitcodiac de 1997 à 1999, et la construction des piliers du nouveau pont de la rivière Petitcodiac. Ces données s’appuient sur un niveau raisonnable de normes d’assurance de la qualité et de contrôle de la qualité (c. à d. : le seuil de détection) qui permettent d’effectuer une comparaison des données afin d’établir les Instructions. Certaines données sur la toxicité recueillies dans le secteur du réservoir de retenue pendant les essais d’ouverture des vannes sont aussi disponibles. De l’information limitée sur les propriétés physiques et chimiques des sédiments est disponible pour le secteur en aval du champ lointain du pont jetée dans la baie de Shepody et dans la baie de Chignecto. Cette information a été obtenue pendant les études sur l’énergie marémotrice effectuées à la fin des années 1970 et au début des années 1980. En ce qui a trait aux conditions d’avant le pont jetée et du statu quo, les données pour évaluer les zones d’érosion et de dépôt le long des berges de la rivière dans les champs proche et intermédiaire (c. à d. : changement dans le rivage, canalisation et configuration de la rivière, secteurs de surface des dépôts du statu quo et érosion précédant la construction du pont jetée) peuvent être obtenues à partir de photos aériennes disponibles et à partir de l’étude factorielle de la végétation terrestre. Dans les limites de la rivière, les données sur les secteurs d’érosion et de dépôt peuvent être obtenues à partir des profils bathymétriques effectués sur l’ensemble de la rivière après la construction du pont jetée et à partir du statu quo. Il existe des photos aériennes du rivage et des relevés vidéos sur les conditions d’après la construction du pont jetée dans le champ lointain, jusqu’à la baie de Shepody et à la baie de Chignecto. À ce jour, les données sur le rivage d’avant le pont jetée n’ont pas été établies. Pour caractériser les secteurs de dépôt et d’érosion des sédiments dans les limites de la baie de Shepody et de la baie de Chignecto dans le champ lointain, des données bathymétriques pour les conditions d’après la construction du pont jetée ont été recueillies en 1978 pendant les études sur l’énergie marémotrice, et plus récemment en 1995. Les données d’une étude effectuée en 1966 pour ce secteur seraient peut être disponibles pour les conditions d’avant le pont jetée. La Commission géologique du Canada atlantique, à l’Institut océanographique de Bedford, détient cette information. Ces données serviront à caractériser le régime de dépôt des sédiments et les effets environnementaux cumulatifs des projets actuels et ceux entrepris précédemment (p. ex. : les digues en amont d’avant le pont jetée, le barrage actuel de Shepody et le pont jetée de la rivière Memramcook) et les répercussions du projet sur ces effets environnementaux cumulatifs. Besoins en matière de données résiduelles Les données résiduelles sur la qualité des sédiments nécessaires proviendront des analyses granulométriques et chimiques effectuées en travers du chenal de la rivière dans le champ proche du milieu d’eau douce en amont du pont jetée jusqu’à Salisbury (0 à 20 km) (données de confirmation), et dans les champs proche, intermédiaire et lointain en aval du pont jetée dans les milieux marin et estuarien. Ces données seront évaluées en fonction des Instructions établies. Rien n’indique que la qualité des sédiments sera modifiée dans le milieu d’eau douce du champ lointain, en l’occurrence la zone de drainage de la rivière Petitcodiac en amont de Salisbury, puisque les effets des marées pour les diverses solutions de rechange au projet et le statu quo peuvent s’étendre jusqu’à Salisbury seulement (p. ex. : changement du niveau d’eau, exposition de la berge de la rivière et de la sous couche immergée, pénétration en amont du prisme de marée). Grâce aux échantillons instantanés et aux carottes prélevés dans le cadre de la collecte des données pour appuyer l’effort de modélisation des sédiments, les caractéristiques chimiques des sédiments et les données granulométriques seront également disponibles. Les besoins en matière de données résiduelles doivent servir à déterminer si la qualité des sédiments subira des modifications et à quel endroit, à la suite des changements dans le dépôt des sédiments et des modes d’érosion et à la suite des changements dans les régimes de salinité attribuables aux solutions de rechange et au statu quo. Cette information servira à établir une analyse comparative des effets environnementaux. Portée des travaux proposés pour combler les besoins en matière de données résiduelles Il est suggéré d’échantillonner les deux stations en amont du pont jetée dans le milieu d’eau douce du champ proche. La première station se trouve immédiatement en amont du pont jetée dans le réservoir de retenue, et la seconde station est située environ à mi chemin entre le ruisseau Turtle et la rivière Little dans le bassin hydrographique de la rivière Petitcodiac. Quatre stations dans le chenal de la rivière en aval du pont jetée sont proposées pour effectuer l’échantillonnage. Les stations en aval sont situées dans le milieu estuarien du champ proche (deux stations), dans le milieu estuarien du champ intermédiaire (une station) et dans le milieu estuarien du champ lointain (une station). La sélection, l’emplacement et la concentration de ces stations reposent sur la modélisation préliminaire du dépôt et de l’érosion des sédiments qui surviennent respectivement dans les milieux estuariens et d’eau douce du champ proche. Au moins deux échantillons de sédiments seront prélevés à chaque station à l’aide d’un carottier de sédiments d’une longueur d’un mètre. Si un carottier ne peut être utilisé parce que les sédiments sont compactés ou consolidés, des sédiments de surface seront alors recueillis à l’aide d’un échantillon Ponar ou Ekman. L’échantillonnage devra être effectué pendant l’ouverture et la fermeture des vannes. Les paramètres à analyser comprennent l’analyse granulométrique, les hydrocarbones, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les diphényles polychlorés (DPC), les pesticides, les métaux à l’état de trace, le mercure, le carbone organique et inorganique total, et l’azote (TKN, NH3). Un échantillon composite sera analysé à partir de la carotte de sédiments. Pour ce faire, des sections de sédiments d’un centimètre seront prélevées sur chaque longueur de carotte de 10 cm. Un suivi de l’évaluation de la toxicité de même qu’une analyse de la communauté benthique (voir ci dessous) peuvent être recommandés si les caractéristiques chimiques des sédiments dépassent les Instructions établies. Les résultats des sédiments seront comparés afin d’établir les Instructions (CCME, élimination en mer) et seront cartographiés. En plus des stations mentionnées ci dessus, des sédiments provenant de 12 trous de forage (figure 1) (trois en amont et neuf en aval dans les champs proche et intermédiaire) seront analysés comme il est indiqué ci dessus pour des carottes de sédiments d’un mètre. L’échantillon composite provenant du trou de forage sera toutefois prélevé dans les 10 cm du haut de chaque section de carotte d’un mètre. Ces trous de forage sont effectués pour appuyer les données servant à l’étude factorielle de modélisation. Les sédiments inférieurs des autres stations seront également recueillis sur une base saisonnière à des fins de modélisation et d’analyse pour la courbe granulométrique des particules et la teneur organique. Ces données seront combinées avec celles des sédiments provenant de l’étude factorielle pour évaluer et caractériser la qualité des sédiments en ce qui concerne la granulométrie et les caractéristiques chimiques des sédiments dans la région d’étude. Les prévisions établies à partir des sédiments et des modèles hydrodynamiques fourniront des données sur les dépôts de sédiments et les modes d’érosion ainsi que sur les régimes de salinité attribuables aux solutions et aux tendances pour le statu quo. Pour chaque solution de rechange au projet, les efforts de modélisation détermineront si la qualité des sédiments peut être altérée, et à quel endroit, en la comparant au statu quo indiqué dans l’étude factorielle de modélisation.
Le calendrier pour les études sur le terrain prévoit un échantillonnage à six stations pendant la période des basses eaux (fin de l’été ou début de l’automne 2003). Une station installée au pont de Gunningsville doit être échantillonnée après le courant d’eau douce (fin du printemps ou début de l’été 2003), pendant la période des basses eaux (fin de l’été ou début de l’automne) et à l’automne pendant que les vannes sont ouvertes et sont fermées pendant les marées du printemps. Cette mesure permettra d’effectuer un suivi de l’échantillonnage en 2004, si cela est jugé nécessaire pour les besoins de l’EIE. L’évaluation des solutions de rechange au projet et des effets environnementaux liés au projet portant sur les changements dans la qualité des sédiments, reposera principalement sur les résultats de la modélisation, qui devraient être connus à l’hiver 2003 ou au printemps 2004. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
La qualité de l’eau de la rivière Petitcodiac peut être perturbée en raison des effets environnementaux pouvant découler des solutions de rechange au projet et du statu quo. Les changements de nature hydrologique dans la rivière Petitcodiac résultant des solutions de rechange au projet peuvent modifier les zones d’influence des divers points de déversement, en particulier le point de déversement des installations sanitaires de la Commission d’épuration des eaux usées du Grand Moncton à Outhouse Point et d’autres sources ponctuelles et non ponctuelles (p. ex. : lieux d’enfouissement de Moncton, ruissellement urbain). Ces changements hydrologiques peuvent perturber la qualité de l’eau (y compris les concentrations bactériennes) en amont du pont jetée, dans le contexte du statu quo. En outre, les solutions de rechange au projet peuvent entraîner un changement dans le régime de salinité en amont et en aval du pont jetée, ce qui peut apporter des changements dans les zones où l’eau douce et l’eau salée se mélangent. Puisque la zone de l’habitat dulcicole pourrait être réduite en amont du pont jetée et que l’habitat estuarien pourrait s’accroître en amont et en aval du pont jetée, cette perturbation nuira aux écosystèmes et aux milieux aquatiques. Comme il est indiqué dans la composante environnementale de la qualité des sédiments, il existe une inquiétude face à certaines solutions de rechange au projet qui pourraient entraîner la remise en suspension et le déplacement des sédiments contaminés du lit de la rivière vers la colonne d’eau et ainsi avoir un effet néfaste sur la qualité de l’eau. Le déversement de ces contaminants peut accroître le risque d’une bioaccumulation et d’une toxicité aiguë et chronique dans le milieu aquatique. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les effets que les solutions de rechange au projet et le statu quo peuvent avoir sur l’environnement comprennent :
Un changement dans la qualité de l’eau pourrait survenir pendant la phase de construction d’une solution de rechange au projet en raison de l’écoulement réduit et pendant la mise en œuvre de toutes les solutions de rechange au projet, mais en particulier les solutions 2, 3 et 4, à cause des modifications au régime d’écoulement (quantité et qualité). En amont du pont jetée, les solutions 2, 3 et 4 modifieront particulièrement le régime de la qualité de l’eau et les zones de mélange en raison de l’assèchement du réservoir de retenue d’eau douce, de l’accroissement de l’action de charriage du réservoir de retenue d’eau douce et de la transformation du milieu en un milieu estuarien (pendant une période de l’année, dans le cas de la solution 2). La pénétration des marées en amont à la suite de ces solutions de rechange augmentera le volume d’eau salée qui se déplacera au delà du pont jetée actuel en augmentant l’étendue du milieu estuarien dans le secteur du réservoir de retenue. Cette situation peut entraîner une redistribution des divers effluents urbains sur l’ensemble du nouvel estuaire qui se formera. En outre, il en résultera un accroissement de la vitesse du courant et de la durée de l’écoulement, ce qui peut accroître le transport des sédiments remis en suspension possiblement contaminés et la charge des sédiments en suspension en amont du pont jetée. Durant la phase d’exploitation, la solution de rechange 1 peut faire augmenter la température de l’eau dans le réservoir de retenue pendant les périodes des basses eaux en été. Il est possible que cette situation cause également un métalimnion, créant ainsi des conditions propices à un état anoxique dans les eaux de fond et les sédiments. Durant une partie de l’année, dans le cas de la solution de rechange 2, une concentration d’eau salée plus dense dans la couche inférieure peut apparaître sous les sédiments. Ce phénomène peut favoriser la stratification de la colonne d’eau et aussi possiblement créer des conditions anoxiques dans les eaux de fond et dans les sédiments. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Des effets environnementaux cumulatifs surviennent dans les zones où les effets environnementaux du projet chevauchent les projets précédents, actuels et futurs. Les effets environnementaux du projet concernant la qualité de l’eau chevauchent effectivement les projets précédents, actuels et futurs. À titre d’exemple, les effets environnementaux cumulatifs comprennent les déversements des eaux d’égout municipaux et des égouts pluviaux dans la rivière Petitcodiac, les infiltrations de lixiviat dans la rivière Petitcodiac provenant des lieux d’enfouissement actuels, les activités agricoles et forestières dans le bassin hydrographique de la rivière Petitcodiac, le barrage de Shepody et le pont jetée de la rivière Memramcook. Les solutions de rechange au projet peuvent contribuer aux effets environnementaux cumulatifs globaux car elles risquent de modifier la zone de mélange des effluents municipaux, de remettre en suspension les sédiments déposés à la suite des projets précédents et actuels, et de modifier les zones de mélange d’eau douce et d’eau salée. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Besoins en matière de données Des informations et des données doivent être recueillies afin de caractériser la qualité de l’eau dans l’environnement pour les conditions d’avant le pont jetée et du statu quo afin d’évaluer les effets environnementaux liés au projet. Il sera nécessaire d’établir un cadre de référence pour la qualité de l’eau en ce qui concerne les caractéristiques bactériologiques et chimiques de l’eau pour le réservoir de retenue et le chenal de la rivière (champ proche, champ intermédiaire, champ lointain) en amont et en aval du pont jetée. Les données sur la qualité de l’eau seront interprétées en rapport avec les Instructions établies et l’élaboration d’Instructions précises pour le site. Les données sur la qualité des effluents de la source ponctuelle (c. à d. : point de déversement des eaux d’égout de Moncton) seront de l’information utile. Pour évaluer les effets environnementaux liés au projet et les effets environnementaux cumulatifs résultant des solutions de rechange au projet, des prévisions s’appuyant sur l’étude factorielle de modélisation devront être établies pour la qualité de l’eau (variabilité spatiale et temporelle) et pour les régimes de salinité liés aux solutions de rechange afin de déterminer si des changements peuvent survenir dans la qualité de l’eau, et à quel endroit. Les données sur les sources ponctuelles peuvent servir à évaluer la redistribution des effluents des sources ponctuelles. Les besoins en matière d’information pour la stratégie d’atténuation seront semblables à ceux indiqués ci dessus. Si les données sur la qualité de l’eau sont disponibles dans les secteurs qui seront touchés (selon les prévisions de l’étude factorielle de modélisation), cette information sera alors utile pour déterminer les stratégies d’atténuation, si cela s’avère nécessaire. De l’information, pour effectuer la comptabilisation du coût entier, sera nécessaire afin de caractériser les secteurs qui peuvent présenter une mauvaise qualité de l’eau résultant de chaque solution de rechange au projet. Par conséquent, cette situation peut contribuer à réduire ou à éliminer l’approvisionnement d’eau douce, la pêche sportive et commerciale et l’activité touristique. Il faudra évaluer les secteurs désignés pouvant être affectés par une mauvaise qualité de l’eau à la suite d’une solution de rechange au projet pour établir les coûts des mesures d’atténuation de ces effets environnementaux. Disponibilité des données Les données sur la qualité de l’eau recueillies aux diverses stations d’échantillonnage situées dans le bassin hydrographique de la rivière Petitcodiac, en amont du pont de Gunningsville, sont disponibles pour établir les conditions d’avant le pont jetée. Mentionnons, en particulier, les échantillons successifs prélevés à une station d’échantillonnage de la qualité de l’eau depuis 1971 par le ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux du Nouveau Brunswick et Environnement Canada (sur la rivière Petitcodiac à la hauteur de l’ancienne route 2; la station actuelle est maintenant située au croisement de l’autoroute transcanadienne). Les données provenant de l’échantillonnage au pont jetée et à Salisbury sont disponibles pour 30 à 40 activités d’échantillonnage effectuées entre 1970 et 1999. Plusieurs autres stations d’échantillonnage offrent également des données sur la qualité de l’eau (p. ex. : mesures de la qualité de l’eau effectuées au réservoir de retenue et aux diverses autres stations d’échantillonnage pendant les essais d’ouverture des vannes); toutefois, les données temporelles de ces secteurs sont limitées. La Commission d’épuration des eaux usées du Grand Moncton et les études du lieu d’enfouissement sanitaire de Moncton sont également une source de données sur la qualité de l’eau. Les données disponibles relatives aux conditions d’avant le pont jetée sont très limitées. Les données sur la qualité de l’eau sont de nature anecdotique et sont uniquement valables pour les zones en amont du champ proche des tributaires de la rivière Petitcodiac. Ces données proviennent de quelques études sur les habitats du saumon qui ont été effectuées dans les années 1940. D’autres données sporadiques recueillies avant la construction du pont jetée sont disponibles. Environnement Canada dispose d’information pour un échantillonnage effectué en 1966 au croisement de la route transcanadienne près de la ville de Petitcodiac. D’autre part, les données sur la qualité de l’eau du chenal principal de la rivière Petitcodiac, en aval du pont de Gunningsville, sont très limitées. Le MPO a recueilli des données sur la qualité de l’eau à la fin des années 1970 et au début des années 1980 dans la baie de Shepody et la baie de Chignecto. Besoins en matière de données résiduelles
Portée des travaux proposés pour combler les besoins en matière de données résiduelles
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Le calendrier des études sur le terrain prévoit un échantillonnage pendant la période des basses eaux (fin de l’été ou début de l’automne 2003) à six stations; une station au pont de Gunningsville doit être échantillonnée après le courant d’eau douce (fin du printemps ou début de l’été 2003), pendant la période des basses eaux (fin de l’été ou début de l’automne) et à l’automne lorsque les vannes sont ouvertes et lorsqu’elles sont fermées pendant les marées du printemps. Ces mesures de prélèvement permettront d’effectuer un autre échantillonnage en 2004, si cela est jugé nécessaire pour l’EIE. L’évaluation des solutions de rechange au projet et des effets environnementaux liés au projet concernant les changements dans la qualité de l’eau, qui reposera principalement sur les conclusions des résultats de modélisation, sera effectuée pendant l’hiver 2003 ou au printemps 2004. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
La sauvagine, les oiseaux de rivage, les oiseaux aquatiques et les oiseaux des marais en milieu terrestre sont tous des espèces qui risquent d’être perturbées par les effets environnementaux que peuvent avoir les solutions de rechange au projet et le statu quo. On craint que certaines solutions de rechange modifient ou détruisent l’habitat, à la fois en amont et en aval du pont jetée. En amont du pont jetée, certaines solutions transformeront l’environnement d’eau douce en un milieu estuarien marin. En aval du pont jetée, l’habitat peut être érodé ou modifié. Le déversement de contaminants suscite des inquiétudes en raison du risque d’érosion au lieu d’enfouissement et de la possibilité d’une toxicité et d’une bioaccumulation (toxicité aiguë et chronique). Les effets environnementaux cumulatifs attribuables à d’autres projets soulèvent également des inquiétudes (lieux d’enfouissement, points de déversement des égouts, activités industrielles, lutte contre l’érosion, nouveau pont, etc.). L’importance du Corophium volutator comme source alimentaire pour les bécasseaux semi palmés suscite une inquiétude particulière.
Les effets que les solutions de rechange au projet et le statu quo peuvent avoir sur l’environnement comprennent :
Il est possible que des changements dans l’habitat surviennent principalement pendant l’exploitation de toutes les phases en raison des modifications au régime d’écoulement (quantité et qualité). En amont du pont jetée, les solutions 2, 3 et 4, en particulier, modifieront les caractéristiques liées à la qualité et à la quantité de l’habitat en raison de l’assèchement de l’étang d’eau douce et de sa transformation en un milieu estuarien. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Des effets environnementaux cumulatifs surviennent dans les zones où les effets environnementaux du projet chevauchent les projets précédents, actuels et futurs dans la région visée. En établissant le cadre de référence actuel et en précisant l’incidence de ces projets sur les changements de l’habitat faunique, on peut caractériser les effets environnementaux cumulatifs des projets précédents et actuels. L’établissement de la condition d’avant le pont jetée mettra en évidence certains changements attribuables à la construction et à l’exploitation du pont jetée depuis 1967. Les projets d’aménagement urbain et municipal, y compris la construction du lieu d’enfouissement de Moncton qui a modifié l’habitat terrestre, ainsi que le nouveau pont de la rivière Petitcodiac ont tous eu des effets environnementaux cumulatifs. La construction des ponts jetées de Shepody et de Memramcook ont apporté des changements à l’habitat des oiseaux. Ces changements peuvent chevaucher ceux attribuables aux effets environnementaux du projet du pont jetée de la rivière Petitcodiac. Les oiseaux se déplacent dans le secteur de la baie de Shepody et de la rivière Petitcodiac et les effets observés dans la zone d’influence du projet peuvent chevaucher ceux qui se manifestent actuellement dans d’autres secteurs (p. ex. : Mary’s Point). |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Le cadre de référence actuel et le profil des habitats d’avant 1967 qui sont disponibles pour les oiseaux sont nécessaires pour évaluer les effets environnementaux cumulatifs et comprendre les incidences des projets précédents et actuels sur les effets environnementaux cumulatifs. La modélisation sera utilisée pour prévoir la solution de rechange au projet liée à l’érosion et à la formation de vasières dans la rivière ainsi qu’à l’érosion des berges de la rivière. La modélisation permettra également de prédire le type d’érosion qui peut survenir dans d’autres secteurs de la rivière et qui peut entraîner des interactions avec d’anciens sites d’enfouissement et avec le point de déversement des eaux usées. La modélisation préliminaire laisse entrevoir une érosion en aval de certaines vasières dans le champ proche et le champ intermédiaire. Les habitats disponibles et les espèces habitant la zone d’influence seront caractérisés en consultant le Centre de données sur la conservation de l’Atlantique, le Musée du Nouveau Brunswick, le Service canadien de la faune et le ministère des Ressources naturelles du Nouveau Brunswick. Il existe une base générale de connaissance des oiseaux migrateurs qui nichent dans l’écosystème de la rivière Petitcodiac. Des données ont récemment été compilées grâce à des enquêtes sur les oiseaux effectuées par des bénévoles à divers endroits pendant chaque saison, jumelées aux enquêtes du Service canadien de la faune (SCF) menées dans le réservoir de retenue pendant l’ouverture à titre d’essai des vannes en 1999. Plusieurs groupes écologiques locaux conjointement avec le SCF continuent à faire l’observation des oiseaux dans ce secteur. La méthode utilisée par les bénévoles qui effectuent les enquêtes fournira des données de base valables pour un programme de surveillance des effets environnementaux relatifs aux oiseaux migrateurs. La délimitation des vasières, des terres humides et des marais salants à partir de photographies aériennes aiderait à dénombrer les habitats actuels disponibles et favoriserait une migration possible, si cela est nécessaire. D’autres études ou enquêtes sur les oiseaux ne sont pas prévues. Les résultats de la modélisation et une interprétation des photos aériennes sont considérés comme une source d’information suffisante pour déterminer les effets possibles sur les habitats d’oiseaux dans la région de l’étude. Une évaluation des sources alimentaires du Corophium volutator sera effectuée dans le cadre de la composante aquatique. Cet élément ne sera donc pas abordé dans cette étude factorielle. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les changements de l’habitat peuvent modifier la composition des espèces. Les solutions de rechange au projet peuvent avoir des effets environnementaux sur l’habitat des espèces à risque protégées par la Loi fédérale sur les espèces en péril et la Loi du Nouveau Brunswick sur les espèces menacées d’extinction et les règlements. On se penchera sur toutes les espèces dont la conservation suscite des inquiétudes, y compris les espèces indiquées dans la liste du Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada (CSEMDC) identifiées comme S1, S2 ou S3 par le Centre de données sur la conservation du Canada atlantique (CDCCA) et désignées dans les listes provinciales, ou dont la conservation est une grande priorité. Les espèces de plantes à risque sont visées par les lois fédérales sur les espèces en péril et elles ne doivent pas être perturbées. Les espèces de plantes rares présentes le long des berges de la rivière pourraient être touchées par des changements dans le chenal découlant des solutions de rechange au projet, comme dans le cas d’autres espèces fauniques dans la région. Les plantes et les espèces fauniques peuvent toutes être à risque en raison des effets environnementaux que les solutions de rechange au projet et le statu quo peuvent avoir. On craint que certaines solutions de rechange au projet provoquent la perte de l’habitat ou des changements dans l’habitat, en amont et en aval du pont jetée. En amont du pont jetée, certaines solutions de rechange transformeront un milieu d’eau douce en un milieu estuarien marin. En aval du pont jetée, l’habitat peut subir de l’érosion ou être modifié dans son caractère. On craint l’émission de polluants en raison de l’érosion possible du lieu d’enfouissement et des risques de toxicité et de bioaccumulation (toxicité chronique et aiguë). Les effets environnementaux cumulatifs d’autres projets (lieux d’enfouissement, point de déversement des eaux usées, développement industriel, contrôle des inondations, nouveau pont, etc.) suscitent des préoccupations. Ces effets environnementaux devraient se produire dans le champ proche (c. à d. en amont du bassin de retenue et en aval de Outhouse Point.) |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les effets que les solutions de rechange au projet et le statu quo pourraient avoir sur la faune terrestre et la végétation comprennent entre autres :
Des changements par rapport à la qualité, à la disponibilité ou à la quantité de l’habitat peuvent se produire principalement pendant toutes les phases en raison des modifications au régime d’écoulement (quantité et qualité). Le statu quo peut provoquer des changements continus dans l’habitat de la faune. En amont du pont jetée, les solutions de rechange 2, 3 et 4 en particulier modifieront la qualité et la quantité de l’habitat en raison du drainage de l’étang d’eau douce et de la transformation en un milieu estuarien. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Des effets environnementaux cumulatifs se produisent lorsque les effets environnementaux du projet chevauchent les projets précédents, actuels et futurs dans la région. On peut caractériser les effets environnementaux des projets actuels et précédents en établissant le cadre de référence actuel et en notant les incidences de ces projets pour les changements dans l’habitat de la faune. En établissant la condition d’avant le pont jetée, on illustre certains changements attribuables à la construction et à l’exploitation du pont jetée depuis 1967. L’aménagement urbain et municipal, y compris la construction du lieu d’enfouissement de Moncton a modifié l’habitat terrestre et le nouveau pont de la rivière Petitcodiac a eu des effets environnementaux cumulatifs. La construction des ponts jetées de Shepody et de Memramcook a provoqué des changements dans l’habitat terrestre et il se peut que ceux ci ne chevauchent pas les effets environnementaux liés au projet du pont jetée de la rivière Petitcodiac. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Le cadre de référence actuel et la végétation et la faune terrestres d’avant 1967 sont des éléments nécessaires pour évaluer les effets environnementaux cumulatifs et comprendre l’incidence des projets actuels et précédents sur les effets environnementaux cumulatifs. La modélisation servira à prédire l’érosion et les dépôts des vasières liés aux solutions de rechange au projet dans la rivière ainsi que l’érosion des berges de la rivière. Elle permettra aussi de prédire le degré d’érosion pouvant survenir dans les autres secteurs de la rivière pouvant avoir des interactions avec l’ancien lieu d’enfouissement et le point de déversement des eaux usées. La modélisation préliminaire laisse prévoir un degré d’érosion en amont de certaines vasières dans le champ proche et dans le champ intermédiaire. Les habitats disponibles et les espèces qui habitent la zone d’influence seront caractérisés en communiquant avec le Centre de données sur la conservation du Canada Atlantique, le Musée du Nouveau Brunswick, le Service canadien de la faune et le ministère des Ressources naturelles du Nouveau Brunswick. Il y a eu peu d’études systématiques des plantes rares dans le réseau de la rivière Petitcodiac. Par conséquent, la quantité d’information concernant l’emplacement et les habitats démontrant la présence d’espèces de plantes rares est largement inconnue. Afin de prédire les effets environnementaux que les solutions de rechange au projet pourraient avoir sur les plantes rares dans le réseau, il faut comprendre la répartition de ces plantes et les habitats disponibles pour soutenir ces espèces. Pour combler cette lacune en matière de données, nous utiliserons des photos aériennes récentes afin d’identifier tout secteur qui pourrait soutenir des espèces rares dans le champ proche. Tous les secteurs dans le champ proche qui sont identifiés comme soutenant ou pouvant soutenir des espèces de plantes rares seront étudiés (voir Figure 3). Il existe déjà suffisamment d’information pour les plantes rares entre le pont jetée et le pont de Gunningsville. La délimitation des vasières, des milieux humides et des marais salés à partir de photographies aériennes facilitera la quantification de l’habitat disponible actuellement et favorisera les mesures d’atténuation possibles (c. à d. calcul de l’indemnisation) au besoin. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
En raison des effets environnementaux éventuels des solutions de rechange au projet et du statu quo, les milieux humides constituent un secteur à risque. On craint que certaines solutions envisagées se traduisent par la perte ou l’altération de l’habitat des milieux humides à la fois en amont et en aval du pont jetée. En amont du pont jetée, certaines solutions transformeront l’environnement d’eau douce en un milieu estuarien marin. En aval du pont jetée, l’habitat peut être érodé ou sa nature peut être modifiée. Le déversement de contaminants suscite des préoccupations en raison de l’érosion que peut subir le lieu d’enfouissement sanitaire et de sa toxicité et de sa bioaccumulation possibles (toxicité chronique et aiguë). Les effets environnementaux cumulatifs liés aux autres projets soulèvent également des inquiétudes (lieux d’enfouissement sanitaire, point de déversement des eaux usées, développement industriel, contrôle des inondations, construction d’un nouveau pont, etc.). |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les effets que les solutions de rechange du projet et le statu quo peuvent avoir sur l’environnement comprennent :
Les changements dans l’habitat peuvent survenir principalement pendant l’exploitation de toutes les phases en raison des modifications au régime d’écoulement (quantité et qualité). En amont du pont jetée, les solutions de rechange 2, 3 et 4, en particulier, modifieront la qualité et la quantité de l’habitat du milieu humide à cause de l’assèchement de l’étang d’eau douce et de sa transformation en un milieu estuarien. La mise en oeuvre de la solution 1 et du statu quo peut entraîner certains changements continus mineurs dans la nature et l’étendue du milieu humide. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Des effets environnementaux cumulatifs surviennent dans les secteurs où les effets du projet sur l’environnement chevauchent les projets précédents, actuels et futurs. La qualité de l’eau peut être altérée par le lixiviat qui provient du lieu d’enfouissement sanitaire et des points de déversement, ce qui peut nuire à la qualité de l’habitat nouvellement créé. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
L’Atlas de conservation des terres humides des Maritimes indique qu’il existe actuellement un nombre limité de milieux humides le long du bassin d’amont qui représentent une superficie totale de 15,7 hectares. De plus, un réservoir de retenue de Canards Illimités d’une superficie de 19 hectares est situé en bordure du versant nord de la rivière à environ 1,5 kilomètre en amont du pont jetée. La sédimentation peut créer d’autres petits marais le long du réservoir de retenue. Les solutions de rechange au projet entraîneront vraisemblablement un changement dans la superficie, la morphologie et l’emplacement de ces milieux humides. La mise en oeuvre de certaines solutions de rechange au projet favorisera le mouvement des marées dans le bassin d’amont, ce qui engendrera la formation de marais salants dans des secteurs où il n’y en a aucun. La création de marais salants en amont du pont jetée aura vraisemblablement des répercussions sur les espèces sauvages (à la fois la faune et la flore) puisqu’il y aura un changement dans la qualité et la quantité de l’habitat disponible. Pour bien comprendre les secteurs possibles d’érosion et d’accrétion, une modélisation sera effectuée. Les milieux humides seront délimités à l’aide d’une photographie aérienne récente du champ proche et du champ intermédiaire. Les milieux humides seront classifiés et les secteurs représentatifs de chaque type seront visités afin de vérifier l’interprétation des photos. Dans le domaine de l’écologie du milieu humide, la qualité et la quantité de l’eau s’avèrent des variables importantes. Des changements importants peuvent également modifier considérablement la caractéristique d’un milieu humide. Comme il est possible que les deux aspects subissent des changements, des mesures précises seront adoptées afin de repérer tout changement perceptible. Pour régler la question des effets environnementaux de la qualité de l’eau sur les milieux humides, des échantillons d’eau de chaque milieu humide seront analysés pour établir l’alcalinité, la conductivité, et le pH afin d’observer tout changement résultant d’une activité éventuelle. Les échantillons d’eau seront analysés pour l’alcalinité, la conductivité, et le pH afin de dépister tout changement dans la qualité de l’eau résultant d’une activité éventuelle. Les essais biophysiques in situ seront effectués selon la méthode utilisée au Nouveau Brunswick. Cette approche est très bien définie dans Dickinson (1994). Elle catégorise l’habitat en types, en classes, et en sous classes, en tenant compte des définitions normalisées de l’habitat en milieu humide. Les définitions relatives à l’habitat sont grandement dépendantes des assemblages végétatifs et permanents et, du degré d’inondation. Cette approche permettra de recueillir des données suffisantes pour effectuer une analyse fonctionnelle dans le cadre de tout programme de suivi des effets sur l’environnement (SEE) d’un milieu humide (si cela s’avère nécessaire). |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
La qualité de l’air dans le secteur touché par le projet est potentiellement à risque à la suite des effets environnementaux que pourraient avoir les solutions de rechange au projet et le statu quo. Plusieurs solutions de rechange au projet peuvent modifier les caractéristiques des émissions de polluants conventionnels dans le bassin atmosphérique qui subit l’influence du projet. Ces changements dans les niveaux d’émissions polluantes peuvent nuire à la qualité de l’air ambiant. Les effets environnementaux des solutions de rechange au projet sur la qualité de l’air ambiant suscitent des inquiétudes particulières en ce qui concerne les concentrations ambiantes de monoxyde de carbone, d’anhydride sulfureux, d’oxydes d’azote, de particules totales suspendues et de particules fines. Le problème des gaz à effet de serre et des puits de carbone a été abordé dans l’étude sur le climat. D’autres projets (comprenant des projets d’aménagement urbains et industriels, la construction de ponts et de barrages, et le contrôle des inondations) qui peuvent causer des inquiétudes pour la qualité de l’air susmentionnées, soulèvent également des préoccupations en ce qui a trait aux effets environnementaux cumulatifs. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les effets que les solutions de rechange au projet et le statu quo pourraient avoir sur l’environnement comprennent :
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||